Blocage également maintenu à Sciences Po Bordeaux. Ils étaient environ 150 étudiants présents lors de l’assemblée générale ce lundi après-midi, afin de débattre sur la poursuite du mouvement. Le blocage a été voté pour une durée indéterminée, avec possibilité pour les personnels administratifs de pénétrer dans les locaux fermés « sous l’escorte et l’organisation des étudiants bloqueurs ».

Le nouveau directeur de Sciences Po Bordeaux, Gilles Pinson, a pris la parole lors de l’assemblée, assurant son « empathie par rapport à ce mouvement. Notre position est plutôt d’accompagner un répertoire de l’action collective un peu différent qui verrait une mobilisation avec une poursuite des activités [de Sciences Po, NDLR]. » Il a plaidé la cause des personnels administratifs qui « ont des conditions de travail très dégradées. La plateforme Aquimob – qui permet la mobilité internationale des étudiants – a été hackée, et les dossiers papier sont dans l’établissement. »

Fermeture à la Victoire

Du côté de l’Université de Bordeaux, la fermeture du campus de la Victoire a été prononcée jusqu’à mercredi. Pour l’heure, le mouvement étudiant bordelais touche des établissements régulièrement concernés par des blocages. Face aux perturbations, les cours se tiennent généralement en distanciel. La situation est toutefois plus contrastée pour Bordeaux Montaigne, où les cours en ligne ne sont pas systématisés. Aucun plan de continuité pédagogique n’étant pour l’heure déclenché, la tenue des cours à distance est à la discrétion des enseignants.