Donald Trump a donné son accord ce lundi 5 octobre pour la mise à mort par peloton d’exécution de l’auteur d’une tuerie sur une base militaire au Texas en 2009, une méthode qui n’a plus été employée par l’armée américaine depuis plus de 60 ans.

Une décision historique. Soixante-cinq ans après la dernière exécution par peloton d’exécution réalisée aux Etats-Unis, Donald Trump a approuvé une recommandation du ministère de la Défense demandant que l’auteur de la tuerie de Ford Hood soit abattu par arme à feu.

Nidal Hasan, un musulman né aux États-Unis et d’origine palestinienne, avait ouvert le feu le 5 novembre 2009 dans un centre médical de l’immense base de Ford Hood, pour empêcher les soldats de participer à une guerre qu’il jugeait «illégale» en Afghanistan et en Irak. Considéré comme un loup solitaire d’Al-Qaïda, il avait tué 13 personnes, dont 12 soldats, et fait des dizaines de blessés. 

Le ministre de la Défense Pete Hegseth «a recommandé, et le président Donald Trump a approuvé, que le terroriste condamné Nidal Malik Hasan soit exécuté par un peloton d’exécution de l’armée américaine», a déclaré lundi le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, sur X.

La date et le lieu de l’exécution seront fixés ultérieurement, a-t-il ajouté.

Le débat sur la peine de mort relancé après une exécution ratée

Blessé par balle lors de l’attaque, son auteur, un ancien psychiatre de l’armée, est aujourd’hui partiellement paralysé. Il avait été condamné à mort par un tribunal militaire en 2013 et est détenu dans un centre pénitentiaire de l’armée dans le Kansas (centre).

Cette décision intervient alors que l’insoluble débat sur l’application de la peine de mort aux Etats-Unis a été relancé par l’exécution ratée de Christa Pike, qui a survécu mercredi à deux injections létales et se trouve dans un état critique à l’hôpital. Elle devait être la première femme mise à mort depuis plus de 200 ans au Tennessee.

Le peloton d’exécution est autorisé dans cinq Etats américains pour mettre en oeuvre la peine de mort. Ce mode d’exécution n’a cependant pas été employé par l’armée américaine depuis 1961.