Par

Yohan Mouchon

Publié le

8 oct. 2026 à 14h28

Devenue première adjointe du maire PS de Paris Emmanuel Grégoire après les élections municipales de mars 2026, Lamia El Aaraje mène en parallèle un second combat au côté de son époux Julien Parelon contre la maladie de Charcot, qui s’est déclaré chez son compagnon en 2024.

La socialiste de 39 ans revient, dans un livre intitulé « Les empêchés », coécrit avec son mari, sur les épreuves affrontées par le couple et notamment sur l’impact de la pathologie sur sa carrière politique.

« D’un côté, ça va très bien, je suis épanouie dans ma carrière, et il y a l’éléphant au milieu de la pièce », confie l’édile dans un entretien à Paris Match.

De son côté, son époux, Julien Parelon, dont les premiers symptômes se sont déclarés fin 2021 – début 2022 s’attend à des prochains mois difficiles : « Je vais mourir, bientôt, alors difficile de vous dire “ça va”. Dans cette maladie affreuse, pourtant, le cerveau fonctionne : j’ai deux enfants formidables, une femme extraordinaire, des potes présents. Mais, cette nuit, je me suis étouffé dans mon sommeil. Pendant trente minutes, je me suis dit : “Ça y est, tu vas partir” », avance-t-il auprès du magazine.

« Qu’elle arrête, je ne l’aurais pas supporté »

Actuellement, Julien Parelon circule en fauteuil électrique, doit utiliser une machine pour respirer et bénéficie de l’aide d’auxiliaires de vie pour manger ou aller aux toilettes.

Pour autant, le quarantenaire ne souhaite pas que les épreuves à venir empêchent Lamia El Aaraje de poursuivre sa carrière politique. « Mon plus beau rêve est qu’elle réalise les siens. Qu’elle arrête, je ne l’aurais pas supporté. Lamia m’impressionne, elle est extraordinaire. Elle arrive à supporter la maladie, à porter un foyer à bout de bras, à être une première adjointe exemplaire », estime-t-il.

Un constat partagé par la première adjointe de la mairie de Paris : « la maladie m’a déjà tant pris, on a décidé ensemble que ça n’impacterait pas ma vie professionnelle aussi. Je suis très organisée. Je me lève avec un chronomètre dans la tête. Ça ne doit pas nous entraver ».

Lamia El Aaraje est également revenue sur la succession d’Anne Hidalgo à la mairie de Paris. Selon certaines personnes, l’ancienne députée n’aurait pas pu se porter candidate à la mairie en raison de la maladie contractée par son époux.

« Elle n’a rien empêché. Je pense être exactement là où je devrais être. Des personnes m’ont fait savoir que la maladie était la raison de ma non-désignation. C’est faux et j’ai trouvé ce procédé dégueulasse. Je n’oublierai pas que certains ont utilisé la maladie de mon mari pour m’atteindre », rétorque-t-elle.

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