Les forces ukrainiennes ont infligé un revers majeur à la Russie en septembre, en déjouant son plan d’occupation de la région de Donetsk, selon l’Institute for the Study of War. L’Opération Vivaldi a permis à Kiev de libérer 176 km², compromettant la stratégie russe d’encerclement de Kramatorsk.

C’est une lourde défaite pour Vladimir Poutine. Ce dernier mois, les forces ukrainiennes ont fait dérailler le plan de la Russie visant à occuper le morceau du territoire de la région de Donetsk encore contrôlé par l’Ukraine, d’après le think tank Institute for the Study of War (ISW).

L’opération russe visait ainsi à conquérir la « ceinture de forteresses » formée par les villes de Sloviansk, Kramatorsk, Druzhkivka et Kostiantynivka pour encercler Kramatorsk et achever la prise du Donbass.

Pour contrer cette manœuvre, l’armée ukrainienne a lancé début septembre l’Opération Vivaldi. Kiev a regagné plusieurs positions et fait s’effondrer le dispositif militaire russe au nord, près de la ville Lyman. 

Un échec cuisant

Au commandement du 3e corps d’armée ukrainien, Andrii Biletskyi a indiqué que les trois premières phases de l’opération, entre la mi et la fin septembre, avaient permis de libérer 176 kilomètres carrés de territoire.

Selon l’ISW, Moscou va devoir revoir sa tactique après la perte de sa tenaille nord, puisque cette dernière constituait un élément clé de son plan de campagne contre la « ceinture de forteresses ».

D’après les calculs du Think Tank, au rythme des gains territoriaux de l’année écoulée, la Russie ne s’emparerait pas de l’ensemble de la région de Donetsk avant le 30 novembre 2031. Vladimir Poutine affirme de son côté vouloir achever la conquête de la zone avant le printemps 2027.