La violence contre les personnalités publiques inquiète au Royaume-Uni. La ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood a donc annoncé lundi un réexamen d’urgence des mesures de protection face à la « hausse des menaces ». Cela concerne également le cadre de protection de la famille royale, a indiqué son ministère.
« Ceux qui s’engagent dans la vie publique le font pour servir. Les débats passionnés et la critique font partie du métier ; les menaces, l’intimidation et la violence, non », a déclaré Shabana Mahmood devant les députés.
Le meurtre d’une figure de Reform UK
La ministre a notamment évoqué le meurtre en juillet d’Ann Widdecombe, 78 ans, figure du parti anti-immigration Reform UK et ancienne députée conservatrice, retrouvée morte à son domicile dans le sud-ouest de l’Angleterre. Le principal suspect, Joshua Kerry, est également poursuivi pour la préparation d’actes de terrorisme, visant notamment le chef de Reform UK, Nigel Farage.
La ministre a précisé que la protection policière serait désormais élargie aux chefs de formations politiques ne siégeant pas au Parlement, aux membres de la Chambre des lords, aux anciens parlementaires ainsi qu’aux porte-parole des partis.
Au Royaume-Uni, la sécurité des personnalités publiques relève d’une commission baptisée Ravec. Placée sous la tutelle du ministère de l’Intérieur, elle évalue les risques et statue au cas par cas sur la mise en place d’une garde rapprochée.
Qui pour payer la protection d’Harry et Meghan ?
Le retour surprise au Royaume-Uni d’Harry, de son épouse Meghan et leurs deux enfants, a relancé le débat sur la sécurité du prince et de sa famille. Les Sussex estiment avoir droit à une protection financée par le contribuable. Alors qu’ils vivaient aux Etats-Unis, la commission Ravec avait jugé que la sécurité d’Harry sur le sol britannique devait être évaluée au cas par cas, sans automaticité. Elle s’est toutefois réunie début septembre pour examiner en détail les menaces qui pèsent sur le prince et sa famille.
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Fin septembre, un porte-parole du prince Harry a dénoncé le comportement « irresponsable » de « paparazzi » près de l’école des enfants du fils cadet du roi Charles III, après que deux hommes ont été aperçus aux abords de l’établissement scolaire. Selon les médias, Harry et sa famille font pour l’instant appel à des agents de sécurité privés.