Et si la promesse de 300 000 nouveaux arbres sera tenue selon la Métropole de Lyon, la collectivité ne compte pas s’arrêter là.

Avec un océan de possibilités qu’offre l’intelligence artificielle au genre humain, les Verts annoncent leur volonté d’y avoir recours mais dans un cadre bien précis, celui de la réponse aux besoins locaux autour de la résilience climatique.

Aux côtés de la SCOP TelesCoop et du laboratoire de l’Université Lyon 2/CNRS LIRIS, le projet « IA.rbre » a été lancé. Et il doit aider à « construire une plateforme d’aide à la décision environnementale, fondée sur des calques thématiques à forte valeur ajoutée et des expérimentations (végétation, plantabilité, désimperméabilisation, vulnérabilités) ».

Concrètement, le projet doit, à terme, fournir aux élus une cartographie des zones propices à la végétalisation dans l’agglomération, des simulations de scénarios pour optimiser les plantations et la désimperméabilisation, le recensement et l’inventaire du patrimoine végétal des communes ou encore l’identification de secteurs sensibles qu’il faudra prioritairement adapter au réchauffement climatique.

La Métropole de Lyon précise que IA.rbre ne sera sollicité que pour apporter « une réelle valeur ajoutée à la décision publique ». « Cette approche repose sur la conviction que l’IA peut renforcer les capacités d’analyse, d’interprétation et d’action des collectivités. Elle améliore la qualité des données, affine les indices territoriaux et automatise les croisements d’informations, permettant ainsi une compréhension plus fine des territoires, une meilleure priorisation des interventions et une évaluation plus rapide des scénarios », poursuit-elle.

Le projet est estimé à 2,3 millions d’euros, dont 1,5 million est pris en charge par l’Etat dans le cadre du programme France 2030 et le soutien national à l’IA voulu par Emmanuel Macron.

Il faudra trois ans aux équipes pour arriver à un résultat concret, à travers la création des premiers calques et l’historisation des données.

« L’intégration de l’IA dans l’action publique se doit d’être accompagnée de garanties fortes en matière de transparence, de robustesse et d’usage maîtrisé. C’est pourquoi nous portons un projet d’IA frugale et responsable, avec des modèles construits pour et par nos agents, avec des méthodes documentées de manière ouverte, dans une logique de transparence. IA.rbre, c’est aussi renforcer la souveraineté numérique de notre territoire », s’est félicité le président de la Métropole de Lyon, Bruno Bernard.