Hybride / Depuis début septembre, Vrille fait cohabiter café-cantine et fleuriste rue Ney, dans le 6e arrondissement. Deux pièces, des fleurs partout et une carte qui va du petit-déjeuner au déjeuner, en passant par le matcha et le marbré.

Photo : Vrille Rue Ney – © CD/LePetitBulletin
Il faut pousser la porte pour comprendre Vrille. D’un côté, le café-cantine, avec ses couleurs chaudes, ses boiseries et son comptoir couvert de petits carreaux rouges et blancs. Quelques fleurs fraîches sont posées dans de petits vases sur les tables. Même le menu a droit à son petit traitement floral : glissé dans une sorte de sachet translucide imprimé, il laisse apparaître des fleurs séchées coincées à l’intérieur.
Une seconde porte mène au fleuriste où les fleurs occupent tout un espace, disposées sur plusieurs niveaux de carreaux rouges, devant un grand mur en bois. Elles sont vendues à la tige, dans des vases en verre, et permettent de composer son bouquet au gré des envies. Le café semble avoir déjà été repéré par gens du coin : on y croise des étudiant(e)s venu(e)s réviser et travailleur(ses)s avec ordinateurs.
Derrière ce nouveau lieu, il y a Charlotte et Rémi Alcarria, un couple de 30 ans. Lui, a étudié la restauration avant de passer par la finance, puis de revenir aux fourneaux. Elle, a travaillé dans l’hôtellerie et l’aménagement intérieur avant de passer un CAP fleuriste et de faire plusieurs stages en 2025.
Vrille Rue Ney – © CD/LePetitBulletin Le marbré, fleur de sel
Nous sommes passées en fin de journée : l’offre sucrée avait déjà été bien entamée et il ne restait qu’un cookie esseulé, du carrot cake et du marbré. On s’est donc emparé de ces derniers. Le carrot cake est bon, mais plutôt classique. Le marbré, lui, vaut son pesant de cacao : moelleux, chocolaté, avec une légère pointe de sel qui vient réveiller le palais quelques secondes après qu’on ait commencé la dégustation.
Dans les tasses, nous avons goûté le chai latte et le matcha latte tous deux fort bien exécutés. Le café vient principalement de Mokxa, avec des changements réguliers de torréfacteur, dont Petit Kogi actuellement. Le matcha arrive de la boutique Source, à Paris. Vrille prépare aussi son propre lait végétal avec de l’amande, du sésame torréfié, des noix de cajou et des dattes. Pour les boissons fraîches, la carte aligne kombucha, citronnade, jus de saison maison, thé glacé et ginger beer, avec aussi quelques bières, dont une blonde et une IPA de la Brasserie Les Danaïdes.
À midi, le lieu devient une vraie cantine. Nous n’y étions simplement pas à l’heure du déjeuner, mais Rémi Alcarria prépare alors une cuisine maison avec plats chauds et froids, dessert du jour et plusieurs formats de portions. Le jour de notre passage, il était notamment question d’un shepherd’s pie au bœuf et au veau, avec carottes, petits pois, maïs et purée gratinée, ainsi que d’une version végétarienne au bourguignon de champignons. Le matin, on trouve plutôt tartine au beurre aux fleurs et confiture, granola maison, fromage blanc ou œufs mouillettes.
Côté fleurs, Charlotte Alcarria travaille autant que possible avec des variétés françaises et de saison, et témoigne d’une prédilection pour les fleurs graphiques et texturées comme la célosie. Café et fleuriste cohabitent plutôt bien. Certaines fleurs comestibles passent même du fleuriste à la cuisine, notamment dans les « rolls fleuris « , des rouleaux de printemps décorés de petites fleurs.
Vrille rue Ney – © CD/LePetitBulletin
Vrille
45 rue Ney, Lyon 6e
Tous les jours de 8h30 à 18h, le dimanche de 9h30 à 13h30
Plats : de 5, 60 € à 14, 50 €
Boissons : de 2 € à 6, 50 €
Fleurs : bouquets à partir de 10 €