Il y a eu des changements dans l’organisation du tribunal administratif depuis votre arrivée. Pouvez-vous nous dire lesquels ?
« Le tribunal administratif de Grenoble avait obtenu en septembre 2025 une 8e chambre qui a été constituée en chambre collégiale classique. Lorsque je suis arrivée, j’ai souhaité en faire une chambre des urgences, avec un greffe dédié. Cela a été mis en œuvre le 1er septembre. Cette chambre traite tous les référés urgents, c’est-à-dire les référés-libertés, les référés de suspension, les référés mesures utiles, mais également certaines mesures du code de sécurité intérieure. Quand il y a une assignation à résidence pour ordre public avec un délai de jugement très limité, cette chambre le prend en charge par exemple. Les demandes d’expulsion du domaine public également. Trois magistrats, une présidente et deux premiers conseillers sont désormais dédiés à ces urgences. »
L’objectif est-il de faire baisser le stock de dossiers en attente ?
« Oui, car les référés ont…