• Une plainte contre le ministre de l’Intérieur a été déposée, ce lundi 19 octobre, pour « complicité de violences aggravées, par instructions ».
  • Un mineur a eu la main arrachée, ce week-end, par une grenade à Saint-Étienne lors des mobilisations du 17 octobre.
  • La défense du mineur accuse Laurent Nuñez d’avoir réintroduit le type de grenades qu’il avait interdit quelques jours avant.

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Il porte plainte contre le ministre de l’Intérieur. L’avocat du mineur qui a eu la main arrachée par une grenade à Saint-Étienne a annoncé lundi le dépôt d’une plainte à l’encontre de l’auteur du tir de la grenade ainsi que de Laurent Nuñez.

Une plainte contre le patron de la place Beauvau a été déposée devant la Cour de justice de la République pour « complicité de violences aggravées, par instructions », a annoncé dans un communiqué Me Yassine Bouzrou, avocat du jeune homme de 17 ans grièvement blessé samedi lors des manifestations. Cette juridiction est la seule compétente pour juger un ministre pour des actes commis dans ses fonctions.

Le ministre avait reconnu « la dangerosité extrême de ces armes »

Une autre plainte, criminelle, a été déposée contre le policier ou le gendarme auteur du tir de grenade pour « violences volontaires ayant entraîné une mutilation, aggravées par deux circonstances : l’usage d’une arme et la qualité de personne dépositaire de l’autorité publique », a précisé l’avocat.

Le conseil accuse le ministre de l’Intérieur d’avoir réintroduit le type de grenades que, pourtant, il avait lui-même interdit après qu’un autre mineur a également eu la main arrachée quelques jours plus tôt, à Lens. Laurent Nuñez avait alors reconnu « la dangerosité extrême de ces armes », a estimé Me Bouzrou. C’est donc, selon lui, « en toute connaissance de leur dangerosité » qu’il les a réautorisées.

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L’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) a été cosaisie de l’enquête concernant cette affaire, avec celle de la police nationale (IGPN). « On nous dit que ce serait une grenade de la gendarmerie. Moi, je ne peux pas le confirmer. Il y aura évidemment une enquête », avait déclaré le ministre de l’Intérieur peu après les faits.