Le tatouage du logo de la Vieille Dame, ce n’est pas pour tout de suite. Luciano Spalletti, 67 ans, patauge encore avec la Juventus. Après un lourd revers 0-3 à domicile contre la Lazio, désormais co-leader de Serie A, les hommes du tacticien italien affrontent le Stade rennais  jeudi en Ligue Europa, avec des doutes, beaucoup de doutes.

Les choix de Spalletti interrogent

Une huitième place en championnat, c’est loin d’être un bon début de saison pour le club aux 36 Scudetti. Avec ces résultats en dents de scie, Spalletti voit son crédit se réduire auprès de la direction. Ses choix au sein de l’effectif sont de plus en plus discutés, rapporte la Gazzetta dello Sport : « Zhegrova, écarté de la liste de l’UEFA, pensait (espérait) être titulaire contre la Lazio ; Gatti et Kelly, en Coupe d’Europe, n’ont pas fait bonne figure, en partie à cause de leur manque d’habitude à être sous les feux des projecteurs, tandis que ceux qui y sont habitués, Bremer et Lucumí, peinent à s’imposer ; Cambiaso, tantôt titulaire, tantôt sur le banc, ne retrouve pas son rythme d’antan ; Koopmeiners ne l’a jamais trouvé. » Un effectif construit de façon bancale, qui découle d’années de travail médiocre de la part de la direction, et qui manque de cohérence.

Dans ce marasme, la Ligue Europa reste malgré tout un objectif. Car, comme le souligne le journal italien « aller jusqu’au bout de la coupe vaut un ticket pour la Ligue des champions ». Sixième du dernier exercice en Italie, et avec un rôle qui s’efface peu à peu parmi les prétendants au titre, la Juventus voit cette Ligue Europa comme une nécessité.

Quoi de mieux qu’un club français en Coupe d’Europe pour relancer la machine ?

Estéban Lepaul touché à la cheville

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