La Section paloise n’a plus gagné à Toulon depuis vingt ans. Avec déjà deux succès à l’extérieur, elle va tenter de faire sauter ce plafond de verre.
Avec le temps qui passe, certains anniversaires deviennent difficiles à célébrer. Pour la Section paloise, il est ainsi douloureux d’imaginer que ça fait maintenant vingt ans qu’elle ne s’est plus imposée à Toulon, soit une éternité dans un rugby professionnel qui a bien évolué depuis ce 8 avril 2006 (victoire 20 à 16). Mayol est devenu une citadelle imprenable pour les Béarnais.
Une donnée que Sébastien Piqueronies avait forcément en tête au moment de célébrer la première victoire à domicile de l’histoire de la Section paloise en Champions Cup : « On va se reposer quelques heures, quelques jours parce qu’on va de suite basculer sur un déplacement à Toulon. Et un déplacement à Toulon, il est forcément challengeant. » Exploser les plafonds de verre un par un, c’est certainement la marque d’une équipe qui est maintenant surveillée pour son changement de statut dans l’écosystème du Top 14.
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Cette étiquette colle aux crampons palois, ces derniers mois qu’ils gravissent des marches jusque-là inaccessibles. S’imposer sur des terrains hostiles est certainement un des marqueurs les plus puissants, comme le confirme l’histoire récente au travers de l’ascension de l’Union Bordeaux-Bègles qui s’est imposée notamment pour la première fois de son histoire à Toulon et Toulouse, depuis le début de l’ère Yannick Bru.
La Section paloise est maintenant dans cette quête, pour renforcer cette conviction qu’elle peut s’imposer n’importe où. Jean-Bouin, Ernest-Wallon, le Michelin et donc Mayol sont les derniers barrages que les Béarnais espèrent dynamiter.
Gérer le temps de jeu de chaque joueur
Pour cela, le staff palois n’a pas sacrifié sa politique de rotation sur l’autel de la Champions Cup malgré son ambition assumée de voir la phase finale au printemps. Certains cadres, comme Hugo Auradou et Émilien Gailleton, avaient ainsi bénéficié d’un week-end de repos. « C’était déjà prévu que pour aller à Toulon, beaucoup de joueurs vont rentrer, explique ainsi Sébastien Piqueronies. C’était déjà prévu de tout faire pour bien gérer l’énergie sur ce premier bloc. Parce qu’il nous reste encore trois matchs de Top 14 et Dieu sait qu’ils sont importants. Il faut qu’on utilise bien chacun de nos hommes et que la profondeur de notre effectif soit la plus homogène possible au moment de démarrer ces trois matchs que nous abordons avec, je pense, une énergie optimale. »