Les images diffusées sur les réseaux sociaux laissent peu de place au doute. Dans plusieurs villes de France, des milices d’ultradroite ont sévi en marge des manifestations du 24 octobre, s’en prenant aux manifestants, usant régulièrement de violences, parfois sous les yeux des forces de l’ordre. À Nice, à Montpellier ou encore à Rouen, des manifestants ont été pris à partie alors qu’ils participaient à des rassemblements. D’après la députée Mathilde Panot, LFI aurait recensé « 14 villes » où des groupuscules d’extrême droite auraient agi. Le ministère de l’Intérieur a quant à lui évoqué des situations avérées à Nice et à Montpellier.

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À Nice, « une centaine de militants d’ultra-droite masqués » avaient convergé vers le centre-ville pour « affronter physiquement les manifestants », assure la préfecture des Alpes-Maritimes. Onze individus ont été interpellés en amont de violences commises dans le centre-ville, où 2.300 personnes ont défilé. Parmi les interpellés, « certains étaient en possession de masques, gants, gazeuses et matraques », a fait savoir le parquet. Sur des images diffusées par Nice Matin, on peut voir des hommes en noir frapper des manifestants visiblement non-violents.

Un homme roué de coups à terre

À Montpellier, des images partagées de nombreuses fois montrent un manifestant roué de coups alors qu’il est à terre, avant que des policiers ne viennent l’interpeller. La personne qui l’a frappé n’est en revanche pas inquiétée et s’éloigne tranquillement. Dénonçant cette « milice d’extrême droite », le maire de Montpellier a estimé qu’en « République, personne ne peut faire usage de la violence contre autrui ». Michaël Delafosse « condamne ses agissements avec force et demande que la justice enquête et interpelle les auteurs. Il ne peut y avoir la moindre impunité. »

À Rouen, des manifestants ont été « violentés » par des « identitaires d’extrême droite », rapporte aussi le média Blast, regrettant que les forces de l’ordre les laissent repartir sans encombre. D’après Libération, ce sont ainsi « une quinzaine de villes françaises » où des groupuscules d’extrême droite auraient agi. D’autres faits ont été recensés à Nancy ou encore à Clermont-Ferrand.