Les locaux du club Nissa Rugby aux Arboras à Nice-Ouest du stade Marcel-Volot ont subi d’importantes dégradations dans la nuit de lundi 26 au mardi 27 octobre 2026.

C’est tout d’abord, l’espace réceptif qui a été saccagé et souillé avec des déjections humaines. « Ils ont tout cassé, ils ont arraché les toiles, ils ont fait tomber le plafond », précise Jean-Baptiste Aldigé, le président. « Nous avons réparé car [ce vendredi 30 octobre 2026], nous avons un match [contre Aurillac en Pro D2] et nous devons recevoir nos partenaires ».

Des voitures ont également été caillassées et les grillages ont été découpés. « Ça dure depuis dix ans, bien avant que j’arrive. On espère qu’un jour, l’ensemble de la problématique va être pris en compte et que ce site va être aménagé parce qu’aujourd’hui, les Arboras, c’est un site abandonné, et qui dit site abandonné dit ce genre de choses. Malheureusement, ça devient habituel. Je suis résigné ».

Le président explique aussi que le grillage est régulièrement arraché : « Dans les 24 heures, ils le redécoupent au sécateur ». Un dépôt de plainte est en cours. Pour l’instant, aucun auteur présumé n’a été formellement identifié. Le dirigeant niçois mentionne toutefois des tensions qui existent depuis longtemps avec la communauté des gens du voyage située à proximité.

Le Nissa Rugby du président Jean-Baptiste Aldigé est maintenu en Pro D2 pour la saison à venir (2026/2027)

« Les dégradations sont inadmissibles »

L’espace réceptif qui permet d’accueillir les partenaires les soirs de match du Nissa Rugby a été vandalisé dans la nuit du 26 au 27 octobre 2026.

L’espace réceptif qui permet d’accueillir les partenaires les soirs de match du Nissa Rugby a été vandalisé dans la nuit du 26 au 27 octobre 2026.
Photo : Club Nissa Rugby

Le stade est mis à disposition par la Ville de Nice. Françoise Souliman, première adjointe au maire, déléguée à la Sécurité et à la Prévention de la délinquance réagit : « Les dégradations survenues au stade des Arboras sont inadmissibles. Elles portent atteinte aux équipements sportifs et nuisent à l’ensemble des usagers du stade ».

L’élue rappelle les actions menées : « Consciente de la récurrence des dégradations, la police municipale intervient régulièrement dans le secteur, dans le cadre de ses missions de surveillance, de prévention et de sécurisation. Elle est notamment intervenue sur place à la suite des derniers incidents signalés ».

La première adjointe mentionne également que « deux boutons d’alerte ont été installés dans le stade, ainsi que deux bornes d’appel d’urgence (BAU), l’une à l’intérieur et l’autre à l’extérieur de l’enceinte, afin de permettre de contacter rapidement la police municipale en cas de problème. Par ailleurs, des opérations renforcées de lutte contre le séjour irrégulier sont également menées dans le secteur par la police nationale, avec l’appui de la police municipale. Un dépôt de plainte est prévu concernant les dégradations constatées ».

Mais elle botte aussi en touche : « La question plus globale de la sécurité aux abords du stade relève quant à elle des services de l’État ».