Le moral des consommateurs
allemands devrait encore s’améliorer à l’approche du mois de
juin, mais la prudence des ménages quant à leurs dépenses reste
un obstacle à une reprise plus solide de la première économie
d’Europe, montre une enquête publiée mardi.
L’indice de confiance des consommateurs publié par
l’institut GfK et le Nuremberg Institute for Market Decisions
(NIM) est passé de -20,8 points à -19,9 points, contre une
prévision moyenne de -19,8 points établie par les analystes
interrogés par Reuters.
Cette amélioration est due au redressement des perspectives
de revenus en mai, qui influence l’évaluation du moral des
consommateurs pour le mois à venir. La baisse de la propension à
acheter et la hausse de celle à épargner ont cependant eu un
effet modérateur.
Il s’agit de la troisième hausse mensuelle de l’indicateur
global, mais le rythme d’amélioration a ralenti à l’approche du
mois de juin.
« Le niveau de confiance des consommateurs reste extrêmement
bas et l’incertitude des consommateurs reste élevée », souligne
Rolf Buerkl, responsable du sentiment des consommateurs chez
NIM. Il cite notamment les turbulences liées aux droits de
douane et à la Bourse, ainsi que la perspective d’une troisième
année sans croissance en Allemagne, ce qui serait historique.
« Compte tenu de la situation économique générale, les gens
semblent penser qu’il est judicieux d’épargner », a-t-il dit.
Le nouveau gouvernement allemand s’est engagé à accroître
considérablement les investissements et à stimuler l’économie
après deux années de contraction.
Mais les tensions commerciales, liées à la politique voulue
par le président américain, Donald Trump, menacent l’économie
allemande, très dépendante des exportations. Cette incertitude a
conduit le gouvernement à renoncer à sa prévision de croissance
économique pour 2026.
(Rédigé par Rachel More; version française Claude Chendjou,
édité par Augustin Turpin)