Par

Rédaction Clisson

Publié le

4 juin 2025 à 18h36

Prévue en septembre 2024, l’affaire avait déjà été renvoyée pour que le prévenu puisse faire l’objet d’une expertise psychiatrique.

Il y a de vrais enjeux et il souffre d’un gros problème d’alcool et de stupéfiants.

Le parquet

Il avait dressé un portrait, à l’époque, de ce sans domicile fixe (SDF) déjà condamné le 28 novembre 2022 à six mois de prison avec sursis pour des « menaces de mort », un « recel de vol » et une « exhibition sexuelle ».

Ce Nantais d’origine de 37 ans ne s’était toutefois « pas présenté » à son rendez-vous médical, prévu chez la psychiatre le 14 avril 2025. Son avocate n’avait, elle aussi, plus de nouvelles de son client, et s’est vue « décerner acte » de sa présence en début d’audience avant de tourner les talons. Le prévenu a donc été jugé en son absence.

Deux témoins avaient en fait repéré l’homme « relativement alcoolisé » vers 8 h, le 11 juillet 2024, sur « la voie publique » à Basse-Goulaine : l’un avait rapporté qu’il « marchait nu » et l’autre qu’il se « masturbait ».

Interrogé dans la foulée, le prévenu avait indiqué aux enquêteurs avoir « exercé une seule petite pression » et avait été placé le 12 juillet 2024 sous contrôle judiciaire dans l’attente de son procès. Un contrôle judiciaire qui avait été « maintenu » à l’issue d’un premier renvoi de l’affaire en septembre 2024.

Dans ces conditions, la présidente du tribunal correctionnel de Nantes a donc condamné cet homme à six mois de prison ferme pour son « exhibition sexuelle » et à 100 € d’amende pour son « ivresse sur la voie publique », suivant en cela à la lettre les réquisitions de la procureure de la République.

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