Par
Thomas Corbet
Publié le
7 juin 2025 à 20h12
Opposé à Grenoble en finale de Pro D2, Montauban a fait un match plein de solidarité afin de s’imposer contre l’immense favoris. Côté montalbanais, Josua Vici a été intenable tandis que Jérôme Bosviel a posé sa patte de patron sur la rencontre. Chez les malheureux Grenoblois, ça a été plus difficile comme pour Éric Escande. Voici les notes de cette finale de Pro D2.
Les notes de la finale de Pro D2 Grenoble – Montauban
Il s’agit d’une finale. Alors forcément, tout est amplifié. Chaque exploit a une portée immense, chaque geste manqué des conséquences dramatiques.
Dans ce contexte évidemment particulier, donner des notes pour porter les héros aux nues est facile. Sanctionner les mauvaises performances l’est tout autant, mais il s’agit aussi de ne pas enfoncer les perdants…
Finale de Pro D2 : ils ont brillé
Côté Montauban
Il n’aura pas marqué d’essai lors de cette finale de Pro D2, mais que Josua Vici a fait mal à la défense grenobloise à chaque fois qu’il a touché le ballon ! Le meilleur marqueur de la saison de l’USM fait parler sa puissance et sa vitesse à chaque fois qu’il a pu, souvent depuis le fond du terrain.
À son crédit notamment, deux interventions tranchantes ponctuées par des passes après contact sur les actions ayant mené aux essais de Notshe (36e) et Quercy (44e).
Hugo Zabalza a fait son match, bon et juste dans l’ensemble, avec une petite valise à mettre à son actif à la demi-heure de jeu, même si Montauban n’a pas capitaliser à ce moment de la rencontre. Ce qui n’était que partie remise.
Si le demi de mêlée mérite une mention, c’est évidemment pour sa percée colossale et son relai ayant abouti à l’essai du break inscrit par son capitaine Fred Quercy à la 44e. Un rush solitaire magnifique poursuivi au pied qui a permis à Montauban de s’envoler au score (6-21 après la transformation).
- Le duo Jérôme Bosviel – Thomas Fortunel : 8
Pour s’imposer dans un match aussi tendu que ne le fut ce somment de Pro D2 entre Grenoble et Montauban, il faut des patrons. Il faut des ferrailleurs évidemment, comme le fut Fred Quercy en 3e ligne, mais aussi des régulateurs capables de maîtriser le tempo de la rencontre.
Et dans ce registre, le vieux briscard Jérôme Bosviel et son compère Thomas Fortunel ont fait des merveilles pour les Sapiacains grâce à un jeu au pied d’occupation quasiment parfait notamment en seconde période. Et bien sûr, Jérôme Bosviel n’a pas pu s’empêcher de claquer un drop juste avant la pause, son 10e cette saison !
Côté Grenoble
Après avoir perdu Barnabé Massa l’an passé, Grenoble va voir un nouveau jeune et excellent talonneur quitter ses rangs en la personne de Mathis Sarragallet qui a signé à Lyon. Pour l’un de ses derniers matchs avec le FCG, il a encore une fois fait preuve d’une mobilité et d’une activité incessantes, sonnant la charge tant qu’il a pu jusqu’à son remplacement à l’heure de jeu. Peut-être le meilleur Grenoblois lors de cette finale.
C’est un match particulier que Marc Palmier a eu à disputer, entrant en jeu une première fois à l’ouverture pour remplacer Sam Davies très tôt avant de ressortir puis de revenir un peu plus tard pour remplacer Gerswin Mouton à l’aile. Pas déstabilisé pour autant, le super remplaçant a joué juste tout au long du match, usant souvent de la longueur de son jeu au pied avec efficacité.
Finale de Pro D2 : ça a été plus dur
Côté Montauban
Que voulez-vous qu’on vous dise tant les Montalbanais dans leur ensemble ont été héroïques ? Cette touche concédée par Mouchous dans ses 22 mètres en première période ? Sans conséquence. L’indiscipline des uns ou des autres ? Elle aurait pu coûter cher, mais qui s’en souviendra demain matin ? Personne !
Pas de mauvaise note pour les joueurs de l’USM, tout le monde obtient son diplôme de champion de Pro D2 !
Côté Grenoble
Comme à tous les Grenoblois, on avait envie de lui souhaiter de ne pas revivre les malheurs des saisons passées avec un 3e défaite consécutive en finale, mais le sort et les Montalbanais en ont décidé autrement.
Malgré toute son expérience, le demi de mêlée a encore une fois été en difficulté dans cette finale. Son dégagement raté (37e) offre la balle du premier essai de l’USM. Sur le second, il se fait éliminer « facilement » par Zabalza avant de trottiner dans sa course de replacement. Dur.
Sans un bon ballon à se mettre sous la dent, Wilfried Hulleu a surtout eu des tâches défensives à effectuer, ainsi que de la couverture de deuxième et troisième rideau. Pas de chance, en face, il y avait Jérôme Bosviel et sa bande, dont le jeu au pied s’est avéré diablement efficace, mettant le trois-quarts aile isérois en difficulté à plusieurs reprises.
Il s’est néanmoins racheté en inscrivant l’essai du début de l’espoir pour le FCG en se battant d’abord pour rester sur le terrain puis pour progresser debout jusqu’à l’en-but (47e).
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