CHRONIQUE – Pour éviter un débat sur l’arbitrage entre pouvoir d’achat et emploi, les parlementaires ont placé leur loi fast-fashion sous la bannière écologique.
Selon l’Ademe, dans ces conditions, 600.000 tonnes de vêtements sont jetées chaque année en France, alors que la filière textile représente déjà 8 % des émissions de gaz à effet de serre mondialesCes derniers jours, les politiques se sont passionnés pour la loi contre l’ultra-fast fashion », ou de son nom officiel la proposition de loi visant à réduire l’impact environnemental de l’industrie textile. Le texte ambitionne de restreindre les ventes des plateformes à bas prix chinoises. Ces groupes, au premier rang desquels Shein ou Temu, inondent le marché français de produits très peu chers et de piètre qualité : robes à 12 euros, chemises à 9 euros… Ces vêtements sont accusés de détruire le peu qu’il reste d’industrie textile dans le pays, les commerces des centres-villes (dont la fréquentation a baissé de 19 % entre 2019 et 2023), mais aussi, en incitant à la surconsommation, la planète.
Les plaintes des commerçants face aux mastodontes chinois s’inscrivent dans le drame ancestral…
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