C’est à Bize-Minervois, son village d’enfance, que l’auteur du Sacrifice des lions viendra à la rencontre de ses lecteurs le jeudi 17 juillet à 17 heures, à la bibliothèque municipale. Une date symbolique, dans un lieu chargé de souvenirs, pour une dédicace qui s’annonce intimiste et chaleureuse.
Histoire méconnue
Son roman, publié aux éditions Michel Lafon, puise sa force dans un subtil mélange d’histoire, d’émotion et de personnages attachants. Tout est parti d’un simple article du Nouvel Obs, évoquant des actes de résistance méconnus pendant la Seconde Guerre mondiale. Quelques lignes à peine, mais une révélation : la Grande Mosquée de Paris aurait aidé les juifs. « Je connaissais ce lieu pour y avoir bu un thé, mais je ne soupçonnais pas son histoire à cette époque », raconte l’auteur. Ce point de départ l’amène à explorer l’univers ouvrier de Peugeot à Sochaux, où se mêlent luttes, courage et solidarité.
Son père, auteur de théâtre, lui a transmis très tôt l’amour de l’histoire et des mots. « Nos discussions sur cette période ont été précieuses. Les émotions profondes, je les écris le matin et à la tombée de la nuit », dit-elle.
Son livre touche un large public. Une lectrice lui a un jour confié l’avoir trouvé dans les mains de son mari passionné d’automobile, alors qu’ils se sont partagé le roman pendant les vacances, sans jamais se spoiler : « J’ai trouvé ça très drôle, et révélateur ».
Sans jamais céder à l’idéalisme, l’auteur a voulu montrer qu’à travers la guerre, ouvriers et directeurs pouvaient faire équipe pour reconstruire un pays. Ce message d’unité résonne fort aujourd’hui. Elle cite d’ailleurs un symbole marquant : le capitaine de l’équipe de France de football de l’époque, également défenseur à Sochaux, figure au cœur de l’intrigue.
Le roman est son premier, mais son parcours s’est construit patiemment. Un soir au théâtre, elle glisse son scénario à Olivier Marchal. Une rencontre fortuite plus tard, avec Margaux Russo, éditrice chez Michel Lafon, fait éclore son aventure littéraire.
Aujourd’hui, elle n’exclut aucun genre : « Je vais là où mes histoires me portent ». À ceux qui rêvent d’écrire, elle glisse un conseil : « Choisissez des personnages que vous serez heureux de retrouver ».
Et pour ceux qui souhaitent la rencontrer, elle sera à Bize, « là où tout a commencé ». Mais attention, aucun livre ne sera en vente sur place et il faudra venir avec le sien.