La cour d’appel d’Aix-en-Provence a confirmé la condamnation pour escroquerie d’une Niçoise reconnue coupable d’avoir détourné une partie de l’indemnisation versée à son époux par le Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d’autres infractions (FGTI). Son mari circulait à vélo quand il avait failli être renversé par le camion utilisé pour commettre l’attentat du 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais.

Le couple était séparé depuis 2010 mais il continuait d’avoir une boîte aux lettres et un compte bancaire en commun. Monique M., aujourd’hui âgée de 63 ans, a profité de cette situation pour compléter un dossier adressé par le FGTI à son époux à des fins d’indemnisation. Quitte à imiter sa signature. Le préjudice a été évalué à 20.000 euros versés sur le compte joint.

Soupçonnée dans une autre arnaque

Une somme que Monique M. avait commencé à siphonner quand son mari a été informé par un coup de fil du FGTI qu’il avait était indemnisé fin 2017. Le futur ex-époux (il a fini par demander le divorce) avait porté plainte. Le tribunal correctionnel de Nice a condamné Madame en avril 2023 à un an de prison et à rembourser la somme de 4.990 euros. Un jugement confirmé en appel ces derniers jours.

Si Monique M. a contesté de cette décision, elle n’était ni présente ni représentée devant la chambre économique et financière de la cour d’appel. Selon des éléments évoqués à l’audience, la sexagénaire serait par ailleurs soupçonnée dans une autre procédure d’avoir déclaré la mort de son père sous une fausse identité afin de détourner sa pension de retraite pendant plus d’un an. Le décès de cet homme n’avait été mis au jour qu’à la faveur d’une procédure ouverte pour disparition inquiétante.