Par

Adrien Tisserand

Publié le

12 juil. 2025 à 15h42

Migueline Lemesle, à l'emplacement de son futur café jardinerie, au 42 rue Cauchoise, à Rouen. Migueline Lemesle, devant l’emplacement de son futur café jardinerie, au 42 rue Cauchoise, à Rouen (Seine-Maritime). (©Migueline Lemesle)

Migueline Lemesle vit ses derniers instants au Quartier Libre de Rouen (Seine-Maritime). Sa jardinerie, Mimimosa, située dans un grand conteneur en métal, fermera le 17 juillet. Une fermeture qui cache en réalité une expansion : elle va déménager à la rentrée prochaine, rue Cauchoise, en plein centre-ville de Rouen, pour proposer un concept novateur.

Des études loin du monde végétal

Depuis trois ans, Migueline Lemesle gère sa jardinerie seule. Elle y vend surtout des plantes d’intérieur, mais aussi des plantes tropicales et des accessoires, comme des cache-pots. La jardinerie Mimimosa est née en 2022, alors qu’elle travaillait déjà depuis un an comme employée chez Plantes and Stories, à la friche Lucien (actuel Quartier Libre).

« Après mes études de droit, j’ai voulu travailler dans des ONG, mais je ne voulais pas refaire d’études », explique-t-elle. « J’ai donc enchainé les petits boulots, notamment dans la vente de vêtements ou de bijoux. Un jour, j’ai vu une annonce pour tenir un container, j’ai postulé et j’ai été prise. »

Le premier café jardinerie de Rouen

Elle a maintenant décidé de se réinventer en ouvrant un coffee plant. L’idée est simple : un lieu alliant la vente de plantes, qui reste sa passion, et un bar où prendre le café. La native de Fécamp détaille ce choix : « Les gens qui viennent me voir à la jardinerie aimeraient pouvoir rester plus longtemps au milieu des plantes et profiter vraiment du lieu ».

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Ce café jardinerie verra le jour à la rentrée, le 5 septembre exactement. Le futur commerce est encore en travaux : « La boutique est vide pour l’instant. On a cassé ce qu’il fallait casser, il nous reste encore des travaux à faire la semaine prochaine, ma famille et mes amis m’aident pour cela ». Elle détaille l’avancement du projet sur ses réseaux sociaux, notamment Instagram et Facebook.

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L’auto-entrepreneuse rouennaise a décidé cette fois de s’entourer d’une barista, pour le café, et d’une graphiste. Le coffee plant est en partie financé par une cagnotte Ulule, ouverte jusqu’au 14 juillet. Cette cagnotte a franchi un premier palier, suffisant selon Migueline. Il lui manque toutefois 800 euros pour pouvoir repeindre la façade en jaune. Une idée qui s’inscrit dans la volonté d’en faire un lieu coloré.

Une carte réduite de produits locaux

Au futur café, il n’y aura pas de sodas américains, mais plutôt des thés glacés ou du bissap maison. Pour ce qui est des boissons chaudes, seront servis bien sûr des cafés de spécialité, mais aussi du matcha, du latte et de la chicorée, chère à la propriétaire des lieux : « Elle nous vient d’un producteur du nord de la France, c’est très bon pour la santé et pas du tout caféiné. »

En plus de la vente de plantes et du café, Migueline proposera des ateliers créatifs, sur inscription, comme des terrariums ou de l’initiation au crochet, « toujours pour rester dans l’idée des années ’70 », selon elle.

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