Jean-Claude Weiss, surnommé Ringo, est lourdement handicapé depuis sa naissance. Avec le soutien du centre socioculturel Lupovino, cet habitant du quartier du Polygone a ouvert une cagnotte Leetchi pour financer l’achat d’un nouveau fauteuil roulant électrique.

Depuis sa naissance, Ringo souffre d’une infirmité motrice cérébrale (une paralysie d’origine cérébrale). « Quand je suis venu au monde, j’ai failli mourir à cause d’un manque d’oxygène dans le cerveau », raconte celui qui a quasiment toujours habité dans le quartier du Polygone à Strasbourg.

Sa situation se dégrade encore en 2001, quand il se blesse lors d’un exercice de musculation qu’il avait l’habitude de faire. « Ça m’a coupé le souffle et déchiré les deux muscles du dos », se souvient-il.

Depuis, Jean-Claude Weiss se déplace en fauteuil roulant. Il aurait besoin d’un nouveau modèle high tech plus adapté pour soulager ses douleurs de plus en plus handicapantes. Frédéric Goetz, le directeur du centre socioculturel Lupovino, n’a pas hésité à l’aider. Ils ont ouvert ensemble une cagnotte sur Leetchi.

« Ringo, c’est quelqu’un de très impliqué au niveau du quartier, en plus de l’être au niveau de Lupovino directement (il est membre du conseil d’administration de la structure), explique Frédéric Goetz. Il propose énormément d’idées et de projets pour améliorer les conditions de vie des habitants du Polygone. Et ça me semblait plutôt naturel de pouvoir aussi lui donner ce coup de pouce en retour ».

Il manque plus de 30.000 €

Pour l’instant, 2.135 € ont été récoltés sur les 35.000 nécessaires pour l’achat de ce fauteuil nouvelle génération, qui est très peu subventionné.

« Ce fauteuil m’aiderait pour beaucoup de choses, précise Ringo. Déjà pour monter les escaliers car il y a des chenilles. En plus, il est sur deux roues, ça me plaît énormément. Il me permettrait d’être autonome à 90%. Si je n’ai pas ce fauteuil, je vous le dis comme je pense, je serai foutu dans ma vie. Ma maladie va s’accélérer. Et à la maison, je dois aider ma mère qui a 78 ans et qui ne peut plus se déplacer comme avant. Cela devient urgent ».

Jean-Claude Weiss déborde d’idées pour médiatiser sa situation. Il envisage notamment de multiplier les contacts avec les entreprises et de plaider sa cause sur les plateaux de télévision parisiens.

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