La série de vols à la roulotte commis par ce trentenaire avait défrayé la chronique le mois dernier. Steve N. a été jugé hier à Toulon pour 29 délits : vols, dégradation et l’utilisation frauduleuse d’une carte bancaire. Il a été condamné à dix-huit mois de prison et maintenu en détention.
À l’audience du tribunal correctionnel, le prévenu sans domicile fixe a expliqué qu’il brisait les vitres de voitures « pour vivre ». Avec manifestement une prédilection pour les Citroën C3 dont il cassait les petites vitres en forme de triangle à l’arrière.
Au début de l’année, il a sévi dans les Bouches-du-Rhône avant de jeter son dévolu sur le centre-ville de Toulon en mai. La plupart des véhicules fracturés étaient stationnés dans le parking Peiresc et dans les rues alentour (d’Antrechaus, Victor-Clappier, etc.).
Une quinzaine de cartes bancaires retrouvées
Un témoin avait filmé l’un de ces méfaits avec son smartphone et les enquêteurs de la brigade des atteintes aux biens de Toulon n’ont pas manqué d’exploiter les images de vidéoprotection de la Ville. De quoi soumettre un portrait du malfaiteur à un outil d’intelligence artificielle qui a permis l’identification rapide de Steve N.
Il faut dire que le suspect est archi connu de la justice. Son casier judiciaire est lesté de treize condamnations depuis 2014, essentiellement pour des vols avec dégradations de véhicules.
Le trentenaire, allocataire du RSA, squattait une cave dans une résidence de Martigues. Il vivait là avec sa mère atteinte d’un cancer et diabétique, a-t-il précisé. Dans ce logement de fortune, les policiers ont trouvé une quinzaine de cartes bancaires volées.
« Un cercle vicieux »
« Il vole pour se nourrir et pour prendre les transports en commun. On est dans une situation où la précarité est telle, qu’il a perdu sa lucidité », a plaidé son avocate. « Il accumule les dettes… », a résumé la défense en référence à ses précédentes condamnations. « Avec ce cercle vicieux, il ne pourra jamais les honorer. »
En plus d’une peine de prison ferme, Steve N. a écopé de treize amendes de cent euros correspondant au nombre de véhicules dégradés. À ces 1.300 euros, s’ajoutent les indemnisations des victimes pour leurs préjudices matériels et/ou moraux, soit près de 3.000 euros au total. « Je suis désolé pour les victimes », a répété le prévenu lors de son procès.