Le 18 juillet 2020, un incendie s’est déclaré dans la cathédrale de Nantes. La verrière et le grand orgue ont été détruits par les flammes. Cinq plus tard, les souvenirs des habitants et des commerçants du quartier restent intacts.
Des flammes et un immense panache de fumée qui sort de la cathédrale de Nantes. Il y a 5 ans, jour pour jour, l’édifice était en feu, plus de 100 pompiers étaient mobilisés pour éteindre l’incendie qui a détruit le grand orgue et la verrière. Un acte criminel provoqué par un réfugié rwandais, condamné à quatre ans de prison ferme en 2023. Cinq ans après le drame, les habitants et les commerçants du quartier se souviennent de cette journée particulière.
Rue de Strasbourg, la femme de Jean-Paul est réveillée ce jour-là par un bruit d’explosion. « J’étais dans une autre pièce et j’ai regardé par la fenêtre, raconte le retraité. J’ai vu les flammes derrière les vitraux. J’ai immédiatement appelé les pompiers. » Jean-Paul n’est pas le premier à prévenir le 18. Très vite, les sirènes retentissement dans le quartier, et les Nantais se pressent devant l’édifice.
Un bar transformé en caserne
« J’ai vu les pompiers grimper dans les hauteurs, c’est une émotion très forte, se souvient Marie-Christine. Et en plus après [l’incendie] de Notre-Dame-de-Paris. » Derrière la vitre de son commerce, La Trinitaine, Antoine est aussi spectateur : « Quartier bouclé, les pompiers qui s’agitent et la radio France Bleu Loire Océan qui tourne en boucle. »
Juste à côté, le Gigg’s, qui est en temps normal un pub irlandais, devient le point de ralliement des pompiers. « On était en démonstration de caserne, à part que c’était pas une démo, se remémore Antoine, le responsable. On avait les pompiers à l’intérieur et à l’extérieur, ils venaient se reposer cinq minutes. » Pour remercier les employés du pub, les pompiers ont offert un casque qui trône désormais derrière le bar.
Le casque offert par les pompiers est posé derrière le bar, au milieu des écharpes irlandaises. © Radio France – François Ventéjou