Dans la nuit du 7 au 8 juillet, les flammes ont ravagé le minibus du Handball Saint-Étienne Métropole 42. Garé sur un parking municipal près des anciens locaux de la résidence des Hortensias, le véhicule de neuf places a été découvert calciné par une employée du club à son arrivée matinale.

L’enquête révèle que les optiques avaient été démontées avant l’incendie, suggérant une tentative de vol suivie d’une destruction volontaire pour éliminer les preuves. Cette perte représente un coup dur pour l’association qui regroupe 200 licenciées.

Un investissement parti en fumée

Pour cette structure associative, la perte dépasse le cadre matériel. Le minibus permettait aux jeunes femmes issues de familles sans véhicule d’accéder aux entraînements et compétitions. Cet incendie s’inscrit dans une succession d’actes malveillants qui frappe le club depuis mai. Lors des célébrations de la montée en Nationale 1, les vestiaires visiteurs avaient été cambriolés en plein match, privant plusieurs joueuses de leurs effets personnels.

Trois jours après l’incendie, nouveau coup dur : le local de stockage de la buvette a été forcé. Les intrus ont dérobé alcools et confiseries avant de s’installer tranquillement autour du gymnase pour déguster leur butin.

Entre solidarité et incertitude

Face à cette situation, le club sollicite la Région pour un soutien financier d’urgence, conscient que les délais administratifs retarderont tout remplacement. Les messages de soutien des clubs ligériens apportent un réconfort moral, mais la reprise des championnats s’annonce compliquée entre locations temporaires et emprunts de véhicules.