Dans un communiqué publié ce dimanche, la FSE dénonce les poursuites engagées par la justice contre l’un de leur militant rennais en raison d’un message posté sur « ses réseaux sociaux personnels contre des membres du groupuscule UNI ».

En mars, le militant de 19 ans avait déjà été « menotté puis embarqué » à son domicile par la police, avant de passer 7 heures en garde-à-vue. Une véritable intimidation alors que, comme l’explique la FSE, cette arrestation brutale n’avait été précédée d’aucune « convocation à la gendarmerie, courrier, signalement d’une éventuelle plainte déposée à son encontre ».

Après cette première offensive, le militant est désormais poursuivi en justice. Il s’agit d’une répression politique, qui vise un étudiant coupable de combattre l’extrême-droite. Une attaque qui rappelle d’autres situations récentes, comme celle des deux militants antifascistes d’Albi condamnés à de la prison avec sursis, alors qu’ils avaient eux-mêmes été agressés par l’extrême droite.

Pendant que l’Etat réprime des étudiants, l’UNI, elle, continue d’agir librement dans les universités. Saluts nazis, jeux antisémites, propos racistes et homophobes : ces derniers mois, des révélations ont mis en lumière le vrai visage de cette organisation qui tente de se faire passer pour une simple promotrice de l’« union des droites ». Cependant, l’UNI continue de bénéficier de la complaisance de l’Etat, à l’image de la participation à son Congrès de Patrick Hetzel, ancien ministre de l’Enseignement supérieur, à l’automne dernier.

Face à la répression des étudiants antifascistes, il est essentiel de ne pas laisser les militants isolés et de faire front, en se tenant aux côtés des militants de la FSE de Rennes face à cette nouvelle attaque. Pour faire face aux frais d’avocats du militant réprimé, la FSE a par ailleurs lancé une cagnotte de solidarité à laquelle il faudra contribuer.