Luc Garcia, de Saint-Laurent-Nouan (Loir-et-Cher) : « Qui aurait cru au 21e siècle que la morale d’une fable du 17e soit toujours d’actualité : “ La raison du plus fort est toujours la meilleure, nous l’allons le montrer tout à l’heure ” ? Le loup et l’agneau, à la sauce américaine c’est Donald Trump et James David Vance qui veulent ne faire qu’une bouchée de Volodymyr Zelensky, mais l’agneau ukrainien est plus coriace que celui de la fable.

« Sans doute Trump et Vance n’ont-ils pas lu Tarass Boulba de Gogol, afin de mieux appréhender la psyché ukrainienne. Comment ont-ils pu imaginer acheter la protection de l’Ukraine, par l’humiliation et le “ vol ” de ses potentielles richesses minières…

« Que les étoiles du drapeau européen illuminent et protègent l’Ukraine ! »

« Heureusement la Grande Bretagne qui a vu du “ Churchill ” en Zelensky fut la première à réagir en offrant, sans a priori, un renforcement de son aide, tandis que ne voulant pas perdre son leadership notre président, “ grenouille française ” voulant se faire aussi grosse que le bœuf, pardon, que l’ours russe, coassait que le parapluie de la dissuasion nucléaire serait désormais déployé pour l’ensemble de l’Europe.

« Notre président est bien loin de son discours magistral du 7 février 2020 sur la “ stratégie de défense et de dissuasion ” à l’École de guerre pour la promotion n° 27…

Personnellement, je trouve qu’il y a un peu de Nestor Makhno en Volodymyr Zelensky, car l’Ukraine, prise entre de nouvelles mâchoires “ rouges et blanches ” d’un étau impitoyable, résiste héroïquement, mais pour combien de temps ?

« Les paroles de la Makhnovtchina résonnent dans mon crâne : “ Makhnovtchina ! Armée noire de nos partisans, qui voulaient chasser d’Ukraine à jamais tous les tyrans… ”

« Sur ce conflit, des pseudos spécialistes des réseaux sociaux et aussi (hélas) dans les médias nous abreuvent des certitudes péremptoires de leur “ vérité ” où sans doute des “ IA ! IA ! ” (Intelligences artificielles idéologiquement axées) encouragent le braiment de ces ânes serviles ; qu’en aurait pensé l’auteur d’ Éducation européenne, Romain Gary ?

« L’exactitude (comme l’aurait dit Marguerite Yourcenar) est que le flot rouge du sang qui ruisselle, l’odeur des entrailles qui se vident sous l’effet de la terreur, la détresse des combattants mutilés, les larmes des mères, le désespoir des veuves, la tristesse infinie des orphelins et orphelines, sont des réalités irréfragables de la tragédie ukrainienne.

« Quand les hommes cesseront-ils de tourner dans ces boucles temporelles, ces mailles qui, avec les évolutions technologiques, tricotent des chandails de plus en plus sanglants au fil de l’histoire ?

« Pour que les couleurs du drapeau ukrainien ne soient plus lourdes des menaces de prédations comme le Champ de blé aux corbeaux de Van Gogh, je prie les décideurs européens d’œuvrer pour la paix et de tout faire, à la mesure de leurs moyens, pour que les étoiles de leur drapeau illuminent et protègent l’Ukraine. »

Savoir se réformer

Jean-Marie Brocard, de Champigny-en-Beauce (Loir-et-Cher) : « Raymond Devos était un fin connaisseur de l’âme humaine, notamment de celle de nos dirigeants, et de celle de leurs électeurs, car les uns ne vont pas sans les autres.

« Plus qu’un visionnaire des détails de la situation présente, sa vision était, ou se révèle être maintenant, celle de la permanence du fonctionnement des hommes, et de leur inaptitude à se réformer.

« “ Ma vision est celle de leur inaptitude à se réformer pour tenir compte des urgences factuelles ” , disait-il. J’y accole le réchauffement climatique, la démographie, l’équilibre des comptes, la perversion des dirigeants impérialistes.

« L’impérialisme est une politique d’un pays qui cherche à conserver ou à étendre sa domination sur d’autres peuples ou d’autres territoires. Les visées d’expansion d’un régime impérialiste peuvent se faire directement ou par l’intermédiaire de sphères d’influence. Le colonialisme est une forme d’impérialisme.

« L’impérialiste est celui qui marche sur les pieds des autres. Ça commence à l’école maternelle, et ça finit à l’Onu. En revanche, on n’arrête pas de se réformer pour trouver le centre de gravité de toutes les chicaneries, de toutes les jalousies, et autres gracieusetés accumulées et mémorisées depuis la nuit des temps.

« J’espère pour leur bien, que ceux qui croyaient aux forces de l’esprit se désintéressent maintenant de nous, et ont trouvé la paix. »