Connue pour ses paysages du Larzac, Anne-Marie Letort s’est lancé le défi de réaliser sa 25e exposition à 90 ans. Le tout, sans user de la main droite, restée inutilisable après un accident. Ses œuvres sont à voir jusqu’au 15 septembre, à Sauclières, dans l’Aveyron.
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Des dessins au fusain d’hommes, de bisons et d’autres bêtes sauvages sont accrochés aux murs. Ils ressemblent à ceux de nos ancêtres préhistoriques.
Plus connue pour ses paysages du Larzac, la peintre Anne-Marie Letort a changé son style pour cette exposition particulière, qui a débuté le 5 juillet dernier, à Sauclières, dans l’Aveyron.
Pour sa 25e exposition, Anne-Marie Letort a décidé d’explorer l’univers de la préhistoire.
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© Camille Saiseau / FranceTV
Après un accident, l’artiste a perdu l’usage de sa main droite. À 90 ans, elle s’est lancé le défi de produire seulement de la main gauche.
« C’est une autre vie de peintre qui se présente à moi. Ça m’a mis dans une espèce de tohu-bohu, je ne sais pas, comme une espèce de résurrection, mais qui était très découragée parce que je me disais, je ne peux plus peindre avec ma main, se confie Anne-Marie Letort. Aussitôt, la main gauche, elle s’est mise à dessiner beaucoup, beaucoup. Et je suis persuadée que tous les dessins qui sont là, je n’aurais pas fait ça avec la main droite. »
Avec son exposition, elle souhaite faire voyager le spectateur à travers la préhistoire, avec tous les mystères qui tournent autour.
« Comment ont-ils su, comment ont-ils fait pour dessiner d’une façon si juste ? Il n’y a pas de repentir, tout le tracé est d’emblée juste. Le volume, la forme, le mouvement, ils ont tout trouvé, analyse l’artiste. On arrive au moment de l’intelligence artificielle, on n’a pas de progrès. Il y a des différences, mais il n’y a pas de progrès. Ils avaient déjà tout donné, tout. »
L’exposition durera jusqu’au 15 septembre 2025.
Écrit avec Mathilde De Flamesnil et Camille Saiseau