Depuis le mois de juin, au moins 22 cas d’infection par le virus de l’hépatite A ont été recensés dans l’agglomération nantaise. Dont six depuis la mi-juillet. Cette recrudescence que l’on observe aussi à l’échelle nationale, ainsi qu’au niveau européen, « présente un caractère atypique au regard de la situation habituelle dans la région  », souligne l’Ars, l’Agence régionale de la santé des Pays de la Loire.

Virus présent dans les selles des personnes infectées

L’hépatite A est une maladie du foie causée par un virus présent dans les selles des personnes infectées. La transmission s’effectue principalement par voie oro-fécale, par contact avec des objets ou des mains contaminés. Ou encore à travers la consommation d’eau ou d’aliments souillés (fruits de mer, produits crus ou mal lavés). Elle se distingue aussi de l’hépatite B ou C par le fait qu’elle ne devient jamais chronique. En revanche, elle peut évoluer vers une forme grave, en particulier chez certaines personnes à risque.

Les principaux symptômes sont digestifs (nausées, douleurs abdominales, perte d’appétit), une fatigue importante, et dans certains cas, un ictère (jaunisse).

Gestes de prévention, vaccination

photo il existe un vaccin contre l’hépatite a.  ©  archives

Il existe un vaccin contre l’hépatite A. Archives

Pour limiter la propagation de cette infection virale, certaines précautions doivent être prises, rappelle l’ARS : « se laver les mains régulièrement à l’eau et au savon […] ; veiller à la propreté des aliments, notamment en les lavant avec une eau potable et non souillée ; Éviter la consommation de fruits de mer crus ou peu cuits. »

La vaccination peut aussi être « un moyen de prévention efficace, en particulier, souligne l’ARS, pour les personnes devant se rendre dans des zones où le virus circule de manière endémique (Afrique, Amérique latine, Moyen-Orient, Asie centrale, Océanie). »