Le Muséum d’histoire naturelle de Marseille propose, durant la période estivale, un escape game pouvant se jouer en famille ou entre amis. Le maître des lieux, Mathieu Carvin, médiateur scientifique au Muséum, accueille les participants au sous-sol du musée. Il leur tient un propos liminaire pour les mettre dans l’ambiance : Alain Delcourt, assistant du conservateur, a caché, il y a 30 ans, un spécimen, pour le protéger des voleurs et des braconniers. Il s’agit de retrouver le spécimen dans le bureau de l’assistant, aujourd’hui disparu, avant que des déménageurs ne viennent tout vider.
Mathieu Carvin accompagne les joueurs dans le fameux bureau. Ce mardi, ils sont quatre, deux amies et une mère avec son fils et ils n’ont qu’une heure devant eux. Quel que soit leur âge, tous se prennent au jeu. Ils s’affairent dans le bureau reproduit, à la recherche d’éléments pouvant les mettre sur la voie du spécimen caché. Absorbés par leur mission, ils fouillent les étagères, les livres, les boîtes remplies de coquillages, les malles, le vivarium et scrutent dans les microscopes présents. à chaque énigme résolue, une frénésie les envahit. Alors qu’ils ne se connaissaient pas, tous les participants collaborent entre eux avec une volonté commune de résoudre l’enquête.
Tout au long de leur parcours, Mathieu Carvin les contacte par téléphone en leur rappelant l’arrivée imminente des déménageurs, ce qui ajoute une pression sur les joueurs. à la fin du temps écoulé, il les rejoint et les conduit sur le chemin de la solution. Il leur apprend alors que l’histoire qui leur a été contée est une histoire vraie. Le fameux Alain Delcourt a bel et bien existé. En l’apprenant, les participants sont médusés. Mathieu Carvin, qui précise que cet escape game a été créé de toutes pièces, en 2020, par les services du Muséum, explique qu’à travers ce dernier, « un panel des thématiques du Muséum est abordé » : « la classification du vivant avec les reptiles ou les insectes, la minéralogie, les empreintes d’animaux, les plantes… ». Comme le résume Brigitte, une des participantes : « Avec son côté ludique, ce jeu nous a permis de nous cultiver. »