Le plus connu des peintres japonais, Hokusai, est à l’honneur tout l’été au musée d’histoire de Nantes avec une grande exposition qui réunit œuvres célèbres et découvertes.
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Publié le 28/07/2025 07:16
Temps de lecture : 3min
« La Grande Vague de Kanagawa », une estampe de Hokusai, devenue une icône de l’art. (ANNE CHEPEAU / RADIO FRANCE)
Si le nom d’Hokusai est peu connu du grand public, sa célèbre estampe La Grande Vague est, quant à elle, devenue une icône de l’art mondial. Cette œuvre est, d’ailleurs, présentée dans l’exposition « Hokusai » à découvrir au musée d’Histoire de Nantes jusqu’au 7 septembre. « C’est une œuvre géniale dans sa composition, une image qui parle à tous, c’est un émoji et même un logo de certaines marques, elle est omniprésente. Le public vient ici pour regarder cet original qui a construit toute une somme de déclinaison », affirme Bertrand Guillet, directeur du musée d’histoire de Nantes. « La Vague est une œuvre universelle, c’est le doigt de Michel-Ange, la Joconde du Louvre », conclut-il.
Cette vague, devenue une véritable icône, a été déclinée par Hokusai dans deux peintures très rares, exposées pour la première fois hors du Japon. Ces deux œuvres décoraient autrefois des chars de procession dans la ville d’Obuse, où l’artiste a passé la fin de sa vie, et révèlent l’immense talent du peintre.
Vue de l’exposition Hokusai au musée d’histoire de Nantes. (ANNE CHEPEAU / RADIO FRANCE)
« Contrairement à la grande vague de Kanagawa où l’on voit cet enroulement de la vague, ces navires qui vont être submergés par la vague, et au loin le mont Fuji, ici on a une espèce de grosse vague qui tourne sur elle-même. On ne voit plus rien, il n’y a pas de paysages ni de scènes humaines, décrit le directeur du musée nantais. C’est l’énergie vitale de l’eau qui est représentée. Ces œuvres ont été réalisées une quinzaine d’années après la grande vague et témoignent finalement de l’aboutissement de sa recherche ».
L’exposition présente 161 œuvres provenant toutes du musée Hokusai-Kan d’Obuse, le premier musée au Japon consacré à l’artiste. Si le Mont Fuji a été le sujet de prédilection d’Hokusai notamment avec sa série d’estampes Trente-six vues du mont Fuji, il a aussi peint de nombreuses beautés féminines, qu’elles soient danseuses ou courtisanes, l’eau sous toutes ses formes : pluie, cascade ou rivières.
La nature est également omniprésente dans le travail du peintre avec des représentations d’animaux ou de fleurs comme ces deux peintures sur soie de chrysanthèmes. Bertrand Guillet ne ménage pas ses éloges lorsqu’il évoque l’œuvre : « C’est un chef-d’œuvre du musée, c’est une paire de chrysanthèmes réalisée à l’âge de 85 ans. On voit à la fois toute sa dextérité du point de vue du dessin mais son immense talent de coloris. Cette capacité à capter la nature, on le voit dans la douceur des pétales. C’est vraiment une œuvre magnifique abouti du point de vue de l’art de la nature. »
« Chrysanthèmes » d’Hokusai. (ANNE CHEPEAU / RADIO FRANCE)
En 70 ans d’activité, Hokusai a créé plus de 3 000 gravures, des milliers de dessins, 2 000 livres imprimés et quelque 450 peintures.