Récompensé du prix de la meilleure mise en scène au Festival de Cannes en 1995 puis du César du meilleur film en 1996, et ensuite salué par une grande partie du cinéma, La Haine est un film devenu culte. À tel point qu’il est adapté en comédie musicale avec comme sous-titre, Jusqu’ici tout va bien. Une phrase que l’on entend dès les premières minutes du film. Sur un fond noir, la voix du personnage de Hubert (Hubert Koundé) va, sans le savoir, marquer toute son époque. La Haine raconte les maux de la société française, des violences policières en passant par les inégalités territoriales, tout en rendant hommage à un genre musical en pleine ascension : le rap. Le réalisateur, Mathieu Kassovitz, fait aussi émerger des acteurs alors peu connus comme Vincent Cassel et Saïd Taghmaoui.

Pour cette adaptation, Kassovitz s’est associé au producteur de spectacles Farid Benlagha Le Hazif, pour créer cette comédie musciale d’une quinzaine de tableaux qui emmènent le spectateur dans une virée parisienne rythmée par les différentes heures de la journée comme dans le film original. On suit ainsi Hubert, Vinz et Saïd dans une épopée en ville où le parlé, le rappé et le dansé se mélangent sans aucune transition au fur et à mesure que l’histoire avance.

Vendredi 18 et samedi 19 avril à 20 h au Palais des sports de Grenoble. De 25 à 85 €.