Avant même le début des hostilités nouvelles en 2026, Mercedes s’est retrouvé au cœur de nombreuses rumeurs lorsque Max Verstappen a été approché par l’écurie dominante de la dernière décennie. Finalement, George Russell et Kimi Antonelli devraient bien être confortés pour la saison à venir, bien que Toto Wolff ne réfute pas les tentatives dont il est à l’origine. Pour la Gazzetta dello Sport, le dirigeant autrichien a tenu à assumer la tournure des événements.
« Ferons-nous une annonce prochainement ? Oui, a-t-il clairement confirmé, lui qui assurait vouloir prendre une décision avant Monza. J’ai toujours dit que j’étais satisfait de mon équipe actuelle, mais l’avenir de Max est soudainement devenu incertain, alors nous lui avons également parlé. Mais j’ai toujours été très clair avec George : il serait resté avec nous à 90%, mais je devais aussi parler à Verstappen. Maintenant, tout peut rentrer dans l’ordre. »
Également prompt à fournir des informations quant à la saison en dents de scie que vit son jeune coéquipier Kimi Antonelli, Toto Wolff a lourdement insisté sur le peu d’expérience de son protégé, martellant que seul le temps serait l’allié des flèches d’argent concernant l’intégration de l’Italien. « Malheureusement, notre voiture manque de régularité, ce qui complique son adaptation, a-t-il consenti. Nous n’avons jamais eu un pilote aussi jeune dans l’équipe, et la F1 en général n’a jamais eu un pilote de 18 ans dans une équipe de pointe. Je ne suis pas surpris par sa proximité avec Lewis ; je pense que les champions reconnaissent d’autres champions. »
Wolff garde un œil sur Ferrari
Entretenant toujours un rapport particulier auprès de son ancien champion, Lewis Hamilton, Toto Wolff n’a pas manqué d’apporter son regard à ce transfert historique, et à ses conséquences malgré des débuts plus difficiles que prévu. « Pour Lewis, piloter pour Ferrari est un honneur, mais aussi un défi, a-t-il expliqué. Il met tout son cœur dans tout ce qu’il entreprend et est très sincère : lorsqu’il traverse des moments difficiles, il assume ses responsabilités. C’est le propre des grands : s’ils savent qu’ils n’ont pas été à la hauteur, ils ne blâment pas l’équipe, mais se tournent vers eux-mêmes. Une fois ce moment passé, il reviendra avec la même motivation que toujours. »
Saluant par la même occasion le choix de la Scuderia Ferrari de prolonger le contrat de Frédéric Vasseur, en plus d’accorder du temps et de la confiance à l’équipe en tant que telle, le patron de Mercedes a opté pour le fait de refuser le statut de favori naturel qui colle à la peau de son équipe en vue de 2026. Pour Toto Wolff, Mercedes aura l’opportunité de briller dans un futur proche, mais s’attend à ce que la concurrence vienne de Maranello.
« Je suis très heureux que l’ère des voitures à effet de sol touche à sa fin, a-t-il avoué sans détour. La nouvelle réglementation sera discutée et critiquée, mais avec le temps, elle sera acceptée. Ce ne sont que des rumeurs, on ne sait rien, a-t-il commenté quant à la prétendue avance de Mercedes. Je m’attends à ce que Ferrari soit très compétitive, et Honda a montré sa force. J’attends aussi beaucoup d’Aston Martin. Ensuite, il y a Red Bull avec ses nouveaux moteurs, il y a Audi… Contre qui aimerais-je me battre ? La réponse est simple : Ferrari. Un classique. Lewis et Charles contre Kimi et George, un défi incroyable. Un pilote italien contre une voiture italienne : vous imaginez ? Je suis sûr que nous vivrons ce duel tôt ou tard. »
Quelques mois seulement après avoir glissé à Lewis Hamilton un message radio qui restera dans l’histoire récente de la discipline, indiquant en décembre dernier : « Si nous ne pouvons pas gagner, alors tu le devras », celui qui affichait un glorieux sourire lors de chacun des podiums du Britannique rêve désormais de se mesurer à lui à armes égales. Peu communicante sur son avancement en vue de la prochaine réglementation, la Scuderia entrevoit très certainement le même avenir idéal au terme d’une saison 2025 semée d’embûches.
À LIRE AUSSI > Marko et Verstappen, un double départ de Red Bull après 2026 ?