Les 850 salariés (CDI, CDD et intérimaires) de l’usine pharmaceutique Aspen de Notre-Dame-de-Bondeville près de Rouen sont très inquiets. Début juillet 2025, ils ont appris en CSE la disparition probable de 200 emplois. Ils s’interrogent sur la stratégie de l’entreprise sud-africaine.
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« On ne s’attendait pas du tout à ça », résume Emmanuelle Haté, déléguée syndicale CGT, élue au CSE. L’annonce est tombée au début des vacances estivales en CSE (comité social et économique).
L’usine pharmaceutique Aspen de Notre-Dame-de-Bondeville pourrait perdre 200 de ses emplois par non renouvellements de contrats précaires et un flot de ruptures conventionnelles.
Cette entreprise de 850 personnes a employé plusieurs générations de Bondevillais et d’habitants de l’agglomération rouennaise. Elle a notamment appartenu à Sanofi et à Glaxo SmithKline.
Repris en 2014 par le sud-africain Aspen, le site normand est spécialisé́ dans la fabrication de médicaments génériques : des principes actifs notamment contre les thromboses veineuses et des produits finis pharmaceutiques prêts à être injectés.
Les mauvais résultats depuis 2021, on les a découverts le 2 juillet.
Emmanuelle Haté Déléguée syndicale CGT, élue au CSE
VIDEO – Reportage de F. Pesquet et D. Meunier à Notre-Dame-de-Bondeville
durée de la vidéo : 00h01mn50s
Les salariés, CDD et intérimaires de l’usine pharmaceutique Aspen de Notre-Dame-de-Bondeville près de Rouen sont très inquiets. Début juillet 2025, ils ont appris en CSE la disparition probable de 200 emplois. Interviews de Emmanuelle Haté, déléguée syndicale CGT, élue au CSE et de Myriam Mulot, maire (SE) de Notre-Dame-de-Bondeville
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©F. Pesquet / D. Meunier/ Archives de 2012/ France Télévisions
Sollicitée par notre équipe de reportage ce 11 août 2025, la direction n’a pas donné suite à notre demande d’interview.
La déléguée du syndicat CGT explique que sur le site de Notre-Dame-de-Bondeville plusieurs points étaient préoccupants « une baisse d’activité pour tout ce qui est anticoagulant, un client parti du jour au lendemain et un contrat qu’on n’a pas pu décrocher, Je pense qu’il y a eu des mauvaises stratégies de notre entreprise ».
La maire de Notre-Dame-de-Bondeville ne comprend pas cette annonce estivale de suppressions de postes :
Nous avons rencontré la direction il y a un mois et demi, avec le président de la Métropole, ils nous avaient annoncé déposer différents permis de construire pour agrandir le site. La collectivité n’a pas été informée à ce jour.
Myriam Mulot Maire (SE) de Notre-Dame-de-Bondeville
Les représentants du personnel préparent l’accompagnement des salariés et personnels précaires : « On va essayer de travailler en intersyndicale ».
Si le plan de la direction est maintenu, les non renouvellements de CDD, intérimaires s’échelonneront jusqu’à fin 2025. Puis viendraient les ruptures conventionnelles pour des salariés en CDI, à partir de janvier 2026.