A l’occasion de sa 6ème édition, le Sommet de l’Axe Seine innove en proposant 3 rendez-vous territoriaux (Rouen, Le Havre, Paris), afin de réunir les acteurs du développement de la Vallée de la Seine. Pour le premier rendez-vous, organisé à Rouen le 23 avril dernier, plusieurs tables rondes ont été proposées, après l’introduction de Nicolas Mayer-Rossignol, 1er vice-président de l’Entente Axe Seine et président de la Métropole Rouen Normandie. Le mot de la fin est quant à lui revenu à Serge Castel, délégué interministériel au développement de la vallée de la Seine (DIDVS).

Faire de l’Axe Seine un territoire uni… Tel est le vœu formulé par Nicolas Mayer-Rossignol, 1er vice-président de l’Entente Axe Seine et président de la Métropole Rouen Normandie, à l’occasion de l’introduction du Sommet de l’Axe Seine, organisé au Pavillon des Transitions le 23 avril 2025, à l’initiative du Journal de l’Axe Seine.

« Nous avons déjà fait beaucoup de chemin, car aujourd’hui nous avons conscience du fait qu’une bonne nouvelle pour le port du Havre est une bonne nouvelle pour le port de Rouen grâce à l’épine dorsale d’Haropa Ports. Or cela n’a pas toujours été le cas… Aujourd’hui nous avons une même fierté de ce territoire et l’Axe Seine est une réalité économique. Et même si cela peut paraître loin, la Seine de 2050 doit se construire maintenant, en ne dissociant pas l’économie de l’écologie, car ces enjeux seront déterminants à l’avenir pour la compétitivité de nos territoires ».

Des enjeux bel et bien présents dans les stratégies des uns et des autres. Le Normand Ferrero a ainsi expliqué que pour ses objectifs de décarbonation (-35 % sur ses activités logistiques), les expérimentations de livraison par barges fluviales en température dirigée avaient repris car en 2040, plus aucun camion diesel ne sera utilisé. Une tendance confirmée par Philippe Lestrade, directeur général de Sénalia, en rappelant que si il y a encore une quinzaine d’années, 80 % des marchandises arrivaient par la route, ce chiffre était aujourd’hui passé à 50 % !

« Mais il convient d’être vigilant », prévient le responsable, pointant les effets de la réforme des aides dites « à la pince », destinées à soutenir le transport combiné dont le transport fluvial, et qui vient en contradiction avec les efforts de massification vers le fleuve.

Également invitées à intervenir sur le sujet, Paris Seine Normandie et CCI Normandie ont pu rappeler l’engagement des chambres consulaires à mieux faire se connaître les entreprises de l’Axe Seine, donneurs d’ordre et sous-traitants, et répondre à une problématique de nouveau évoquée lors de cette matinée : le manque de connaissance des acteurs du territoire et de leur champ d’intervention. « 4 200 entreprises normandes et franciliennes sont déjà référencées sur CCI Business et nous organisons de très nombreux rendez-vous BtoB, à l’image de celui co-organisé avec NextMove, le 12 juin prochain à Louviers, et intitulé « Décarbonation de l’industrie et diversification », rappelle ainsi Pascal Joulain, directeur de projets à la CCI Normandie.

Invité à conclure cette matinée où pas moins de 17 intervenants se sont succédé, Serge Castel, nouveau délégué interministériel au développement de la vallée de la Seine (DIDVS) a tenu à manifester sa volonté d’être un facilitateur au développement de ce territoire. « Je suis actuellement en phase d’immersion depuis ma prise de fonction (31 mars, NDLR)  et tout l’enjeu du rapport que je suis en train de préparer est de voir comment la DIDVS peut se positionner pour faire avancer les choses quand d’un côté, vous avez des entreprises avec des problématiques qui imposent des réponses immédiates et qu’en face, les interlocuteurs, nombreux, se situent sur des temporalités, voire des territorialités différentes ».