« Doit-on juger les fous ? C’est presque un dossier du bac de philo », lance M e Juliette Thomann. Son client, un jeune homme de 23 ans, reste mutique face aux juges, les épaules enroulées vers l’avant, le regard vide et les bras croisés. « Je ne préfère pas répondre. » Ce seront quasiment les seuls mots qu’il prononcera, en boucle.
Depuis le début de l’enquête, le prévenu nie en bloc. Les experts ont décelé chez lui des « symptômes schizophréniques », des « troubles psychotiques délirants » et un « effondrement psychiatrique ».
« J’ai hurlé tout ce que je pouvais »
Le 17 mai…