L’ARS d’Île-de-France a annoncé mercredi que deux cas autochtones de fièvre « West Nile » (ou Nil occidental) ont été observés. Une première dans la région. Cette maladie, transmise par des moustiques, peut être à l’origine d’une fièvre importante, même si dans 80% des cas, l’infection est asymptomatique.

C’est une première en Île-de-France. L’Agence régionale de santé (ARS) de la région annonce mercredi 13 août que deux cas autochtones de fièvre « West Nile », ou Nil occidental, ont été détectés, précisément dans le département de la Seine-Saint-Denis. « Il s’agit des premières identifications de transmission locale vectorielle du virus West Nile en Île-de-France », soulignent les autorités sanitaires dans un communiqué.

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Comment se transmet-il et quels sont les symptômes ?

Ce virus du Nil occidental tire son nom d’un district éponyme, en Ouganda, où il a été isolé pour la première fois en 1937, relate l’Institut Pasteur. Il se transmet « principalement par la piqûre d’un moustique du genre ‘Culex’, infecté après avoir piqué un oiseau porteur du virus », précise l’ARS. « Ce moustique, commun en France hexagonale, pique surtout en soirée et la nuit », ajoute l’agence, au contraire du moustique-tigre, vecteur de la dengue, du chikungunya ou de zika. Il n’y a pas de transmission directe entre humains, ni via un insecte ayant piqué une personne infectée, appuie l’ARS.

Dans 80% des cas, il s’agit d’une infection asymptomatique, précisent les scientifiques. Lorsqu’elle est symptomatique, elle se traduit par un « syndrome pseudo-grippal », avec « une fièvre importante accompagnée de maux de tête, douleurs musculaires ou abdominales, nausées, diarrhées) », souligne l’ARS d’Île-de-France.

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Et dans de très rares cas (moins de 1%), « des complications neurologiques (méningite, encéphalite) peuvent survenir. Généralement, le malade récupère spontanément, parfois avec séquelles. Mais l’infection virale peut s’avérer mortelle principalement chez les personnes âgées ». En France, la fièvre West Nile est inscrite sur la liste des maladies à déclaration obligatoire (MDO).