Nouveau coup dur pour l’aéroport Toulouse-Blagnac (ATB). La plateforme, qui a accueilli 7,8 millions de passagers en 2024, a perdu l’an dernier une place dans le classement des aéroports français en devenant cinquième plateforme régionale, derrière Bâle-Mulhouse. Traditionnellement tourné vers le tourisme d’affaires, l’aéroport est frappé par la forte réduction de vols d’Air France entre la Ville rose et la capitale (perte de 800 000 passagers en cinq ans).

Depuis le mois d’avril, l’aéroport doit composer avec un nouveau frein à sa croissance avec la fermeture de la base aérienne d’EasyJet. La compagnie low cost britannique, qui transportait 1,5 million de passagers par an depuis Toulouse, a annoncé en janvier passer de 20 à 10 destinations au départ de la Ville rose. Une décision qui affecte les chiffres de la plateforme au deuxième trimestre. « Le trafic s’élève à 2 060 438 passagers, soit une baisse de 3,7 % par rapport à la même période en 2024. La fermeture de la base easyJet début avril explique en grande partie cette évolution sur les trois premiers mois du programme été », constate ATB.