l’essentiel
Les volleyeurs toulousains ont repris le chemin de l’entraînement ce lundi. À 63 jours du début de la saison, le 21 octobre prochain à Narbonne, les Spacer’s doivent rebâtir un collectif avec leurs recrues.

« Avec Pierre ça ne plaisante pas et on les avait prévenus que ce serait mieux pour eux qu’ils n’arrivent pas en surpoids », a souri Patrick Duflos juste avant d’évoquer la rentrée des classes de ses Spacer’s, ce lundi. Le fameux Pierre ? Rizo, le préparateur physique. La locomotive – version TGV- des ateliers musculation et gainage, l’unique occupation des Toulousains durant cette première semaine de préparation. Ne manquaient à l’appel que les deux centraux- Jules Duthoit, qui va bientôt débuter le championnat du monde U21 avec les Bleuets, et le Mexicain Alex Tellez, lui aussi concerné par sa sélection nationale. Les deux sont attendus vers le 10 septembre.

À lire aussi :
Spacer’s : fin de cycle et nouvelles têtes

D’ici là, les autres vont apprendre à se connaître puisque de l’aveu même de leur entraîneur « il va falloir reconstruire une équipe ». Avec le même mode opératoire que depuis son arrivée il y a deux ans : « Des jeunes prometteurs qui ont faim ». Sept nouveaux joueurs ont ainsi rejoint l’éternel libero Facundo Santucci (37 ans) et le passeur Thomas Gill, les deux seuls titulaires du six de départ type de la saison dernière. « On ne s’est pas mal débrouillé avec les moyens qui sont les nôtres », estime Duflos qui a noté « de bons signaux » même « si ça ne fait que trois jours que l’on vit ensemble ».

« Un collectif intéressant »

Une même aspiration semble relier entre eux les nouveaux arrivants : revanchard comme Derouillon de retour au pays, ambitieux comme le central Augustin Guérin désireux de découvrir la Ligue A, avide de poursuivre sa montée en puissance comme le réceptionneur-attaquant Tibo Rippert ou bien décidé à s’installer à son nouveau poste de pointu comme Timo Beriot.
Champion du monde U19 cet été, le jeune passeur Théo Martzluff a tout de la bonne pioche ce qui pourrait également bien être le cas du réceptionneur-attaquant brésilien Wilson. Une dizaine de matchs amicaux permettra aux uns et aux autres de progressivement prendre leurs marques à partir de mi-septembre.
« Sur le papier on a un collectif intéressant avec plusieurs options tactiques, le but c’est de concerner le plus de monde possible », se projette Duflos. Quart de finaliste les deux dernières saisons, les Spacer’s espèrent la passe de trois. Verdict dans sept mois environ.