Une cérémonie aussi discrète qu’attendue. Ce samedi 23 août, jour de la fête nationale du tirailleur sénégalais au Sénégal, un hommage a été rendu par la Ville de Marseille et la préfecture des Bouches-du-Rhône à ces soldats africains de l’ex-empire colonial français, morts durant la Seconde guerre mondiale. Avec un effectif de 300 000 hommes en 39-40, l’Armée d’Afrique était l’une des réserves d’hommes les plus importantes pour libérer la France du joug nazi. Une quarantaine d’enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants de soldats étaient présents au parc du XXVIe centenaire pour les commémorations en l’honneur de leurs aïeux.

« Après avoir connu les tranchées, ils ont découvert la lavande »

Au premier rang lors de la cérémonie, une femme tient dans les mains une photo en noir et blanc de son grand-père, Anatole Ismaël Diop. « Il a combattu pour la France durant la Seconde guerre mondiale et la guerre d’Indochine. Il est devenu capitaine dans l’Armée française après 39-45. Nous sommes tous fiers de lui dans la famille. Il aurait pu traîner les pieds, déserter les combats, mais il ne l’a pas fait. Il a aidé la France à devenir ce qu’elle est », retrace-t-elle, très au fait de son h…