Dans les instituts, la pose de vernis semi-permanent figure parmi les prestations les plus demandées. Pour se conformer à la nouvelle réglementation européenne, plusieurs marques ont déjà retiré certaines couleurs de leurs catalogues. Mais l’impact sera encore plus fort dans les prochaines semaines : les bases et les couches de finition, elles aussi composées de TPO, devront être remplacées.
Un changement qui inquiète les gérants d’instituts. Fatti Azni, responsable d’un salon, redoute les pertes financières liées aux stocks encore en rayon : « On va contacter nos fournisseurs pour voir ce qu’il est possible de faire. Échange, ristourne… Les stocks peuvent être très importants et cela représente un coût également important », confie-t-elle.
Au-delà des salons, cette interdiction va aussi rebattre les cartes pour l’industrie cosmétique, contrainte de reformuler une large part de ses produits. Un chantier colossal, mais présenté par l’UE comme nécessaire pour protéger la santé des consommateurs et des professionnels exposés quotidiennement à ces substances.