Jeudi 21 août, 6 h 57. Gare Saint-Charles, Marseille. Le TER n°17469 s’élance à l’heure de la voie B. À bord, des travailleurs rejoignant Toulon. Le 29 juin, leur quotidien a changé : l’opérateur Transdev a remplacé la SNCF, effectuant désormais 14 allers-retours par jour.
Pourtant, des témoignages ont, ces dernières semaines, fait état de retards récurrents, sur les réseaux sociaux. « J’emprunte le train chaque jour et je ne vois pas d’amélioration, nous a par exemple écrit Anthony, électricien à Antibes. Une fois, j’ai eu 1 h 40 de retard, mais généralement, c’est 15 ou 30 minutes. Mais les trains sont neufs et propres. »
La Fnaut dit n’avoir « reçu aucune plainte »
Dans un communiqué, la branche régionale de la Fédération des associations d’usagers des transports (Fnaut) s’est indignée d’une campagne de « désinformation » contre Transdev, « mettant en doute la qualité du service ». Historiquement favorable à l’ouverture à la concurrence, elle dit n’avoir « reçu aucune plainte d’usagers », et affirme qu’ils « apprécient largement ces trains ».
Dans le TER, il y a pourtant Sam, habitué qui ne voit pas d’amélioration. « Il y a toujours des retards, de 20 minutes à 2 h. Mais ça vient de la ligne, pas de Transdev. »
« Il y a parfois des retards, mais c’est gérable »
Mais beaucoup de passagers, comme Audrey, ont plutôt le sourire. « Il y a parfois des retards de 10 minutes, un quart d’heure, constate la Varoise. Mais c’est plus gérable qu’une heure. Surtout, le prix de l’abonnement a baissé de 20 % (à la suite de la mise en place d’une taxe régionale sur les entreprises, NDLR). »
La plus grande fréquence des trains est, enfin, globalement saluée. « Il y en a plus qu’avant, c’est pratique, admet une voyageuse qui l’emprunte matin et soir de Marseille à Toulon. Le problème, c’est qu’il manque toujours un peu de place pour les vélos. Des retards, je n’en ai pas encore constaté. » Ce ne sera pas pour cette fois. À 9 h 38, le TER est arrivé au bout du quai Y, en gare de Nice-Ville. À l’heure.