Une importante affaire de détournement de produits cosmétiques vient d’être résolue à Marseille. Deux individus ont réussi à dérober, de manière très organisée, plus de 350.000 euros de marchandises. Ils ont été condamnés à des peines de prison ferme.
Maquillages, crèmes, parfums… Prisés et coûteux, les produits cosmétiques donnent des idées à des voleurs qui alimentent un marché noir. Loin des histoires de vol à l’étalage, des équipes se forment pour détourner de grosses quantités. À Marseille, c’est une affaire majeure qui vient d’être résolue devant le tribunal.
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Un système bien rodé
Au total, l’équivalent de 350.000 euros de marchandises a été dérobé en l’espace de 6 mois. Bien organisés, les deux malfaiteurs opéraient durant les livraisons.
« Nous avons identifié deux personnes, dont le chauffeur poids lourd qui va faire monter un complice pour l’aider et qui effectuera l’ensemble de la tournée avec le chauffeur », explique le lieutenant-colonel Fabrice. « Au cours des livraisons, les individus vont profiter de l’arrêt du poids lourd, qui est en attente de livraison d’une palette au profit d’un magasin, pour monter à l’arrière du camion et commencer à récupérer les cartons », a-t-il détaillé.
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Les enquêteurs ont procédé à 10 jours d’écoutes et de filature pour les prendre en flagrant délit. Ils ont ainsi découvert un circuit de revente particulièrement bien organisé.
Les acheteurs également passibles de poursuites
« 1.500 produits ont été dérobés, des objets qui attirent forcément les convoitises. Il y a des gens qui souhaitent profiter de tout ce qu’est l’économie parallèle. On peut estimer qu’il y a entre 30.000 et 40.000 euros de gains nets pour l’un et pour l’autre », ajoute le lieutenant-colonel Fabrice.
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Ce dernier ajoute que les produits « étaient transportés dans un sac de course lambda et ensuite sont revendus très rapidement ». La plupart des marchandises étaient proposées « à moitié prix via les réseaux sociaux, mais également via certains marchés peu scrupuleux », conclut-il.
Après une procédure de reconnaissance de culpabilité, les deux délinquants ont écopé de peines de prison de 24 et 30 mois. Les enquêteurs rappellent également que les acheteurs de marchandises détournées sont également passibles de poursuites judiciaires.