La Croix : Après une période de flou, l’Union européenne (UE) et l’administration Trump ont annoncé que les exportateurs de vins et spiritueux ne bénéficieraient pas d’exemption et s’acquitteraient donc de 15 % de droits de douane aux États-Unis. Comment réagissez-vous ?

Jean-Marie Fabre : C’est la confirmation de ce qui se dessinait depuis trois semaines et l’accord signé entre l’UE et les États-Unis. Les négociateurs européens semblent se satisfaire des 15 % de droits de douane. Mais pour un secteur comme le nôtre, les vins et spiritueux, qui réalise presque un quart de ses exportations aux États-Unis, cela reste une stupéfaction. D’ailleurs, nous avons des doutes quant à la véritable mobilisation de l’UE pour nous défendre et nous exempter de taxes douanières, comme on le réclamait. Je ne dirais pas que nous avons été sacrifiés dans les négociations, mais l’UE a d’abord cherché à obtenir des choses pour les industries automobile, aéronautique et pharmaceutique.

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