Ses danses ont marqué la scène artistique internationale, entre audace du jazz, impertinence du strip-tease et élégance du music-hall. Dans le quartier de Saint Charles (1er), Gaby Deslys, de son vrai nom Marie-Élise Gabrielle Claire, grandit dans une famille bourgeoise. Dès son plus jeune âge, la jeune marseillaise gagne des prix de solfège et de chant puis, à 19 ans, quitte sa ville natale, accompagnée du journaliste Jean Samat, pour tenter sa chance à Paris. Elle débute dans les cafés-concerts parisiens comme Le Parisiana ou L’Olympia. Puis, le Moulin-Rouge, célèbre cabaret réputé pour son French Cancan, l’accueille. « C’était l’essor de la revue, ce style artistique qui combine saynètes inspirées du cirque et music-hall. À l’époque, c’est une révolution. Elle catalyse les arts et invente un nouveau langage scénique », retrace Jean-Christophe Born, chanteur lyrique et académicien.

Gaby Deslys, une Madonna du début du XXe siècle

Sur les conseils de l’actrice Marie-Thérèse Kolb, elle se renomme Gaby Deslys. « Son nom est une marque. Tout le monde ne parlait que d’elle. Elle connaissait le sens de la publicité et le pouvoir des médias. Sulfureuse, Gaby Deslys savait comment faire parler…