Ce dimanche 24 août, le président ukrainien s’est exprimé avec le Premier ministre canadien Mark Carney, alors que son pays fête les 34 ans de son indépendance et que les combats contre la Russie continuent.
Le président Volodymyr Zelensky a déclaré dimanche 24 août que la présence de troupes étrangères en Ukraine après la fin de la guerre avec la Russie était « importante », alors que Kiev cherche à travailler sur d’éventuelles garanties de sécurité avec ses alliés occidentaux.
La question de la « présence, comme on dit, des bottes sur le terrain, est importante pour nous », a déclaré le dirigeant ukrainien, qui s’exprimait aux côtés du Premier ministre canadien Mark Carney, en visite à Kiev à l’occasion de la fête de l’indépendance de l’Ukraine.
Carney appelle à un « cessez-le-feu »
Contrairement à Donald Trump, qui a dit mi-août préférer un accord de paix direct entre les belligérants, le successeur de Justin Trudeau a appelé à un « cessez-le-feu » pour « mettre fin aux tueries ».
« Premièrement, nous avons besoin d’une cessation des hostilités. Nous avons besoin d’un cessez-le-feu. Nous pouvons l’appeler un cessez-le-feu, une trêve, un armistice. C’est nécessaire pour arrêter les massacres », a-t-il dit.
Il a aussi estimé qu’il n’appartenait pas à Moscou de décider des éventuelles garanties de sécurité que l’Ukraine demande à ses alliés occidentaux pour la fin de la guerre.
« Ce n’est pas à la Russie de décider comment garantir la souveraineté, l’indépendance et la liberté de l’Ukraine à l’avenir. C’est le choix de l’Ukraine et les décisions des partenaires », a-t-il dit lors d’une conférence de presse conjointe avec Volodymyr Zelensky.
L’invasion russe de l’Ukraine « ne s’arrêtera pas là » si elle reste « sans réponse » de la part de ses alliés, a encore jugé le Premier ministre canadien, soulignant l’importance des « investissements essentiels » des États membres de l’Otan en Ukraine.
Les Américains soulignent les « importantes concessions » russes
Dans le même temps, le vice-président américain JD Vance a affirmé que Moscou avait fait d' »importantes concessions » sur le dossier de l’Ukraine auprès du président Donald Trump, depuis son sommet le 15 août en Alaska avec son homologue russe Vladimir Poutine.
Et ce, « pour la première fois en trois ans et demi de conflit » selon lui. « Ils veulent en fait être flexibles sur certaines de leurs exigences fondamentales », a-t-il précisé dans une interview à la chaîne NBC diffusée dimanche.