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Publié le 24/08/2025 21:32
Mis à jour le 24/08/2025 21:32
Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min
Français emprisonné en Russie : les parents de Laurent Vinatier témoignent
(France 2)
2min
C’est le combat d’une famille pour la libération du Français Laurent Vinatier, incarcéré en Russie depuis plus d’un an. Une nouvelle audience est prévue lundi 25 août à Moscou. Accusé d’espionnage, le salarié d’une ONG suisse risque jusqu’à 20 ans de prison. Ses parents témoignent.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour le regarder en intégralité.
Laurent Vinatier est filmé derrière les barreaux de sa geôle russe, le crâne rasé, l’air épuisé. C’est l’une des rares images du Français qui purge aujourd’hui à Moscou une peine de trois ans de prison. Dimanche 24 août, ses parents, inquiets quant au sort de leur fils, ont accepté de rencontrer une des équipes de France Télévisions. Les Russes le soupçonnent désormais d’être un espion français ; il risque jusqu’à 20 ans de prison. « Je n’imagine même pas 20 ans. De toute façon, si vraiment Laurent est détenu pendant 20 ans, on ne le reverra plus de notre vie puisqu’on sera morts, c’est certain, vu notre âge. C’est inimaginable », déplore Brigitte Vinatier, mère de Laurent.
Dans l’appartement familial, les photos de Laurent Vinatier s’affichent un peu partout. Ses ouvrages sont exposés. Lui, amoureux de la Russie, s’y est rendu des dizaines de fois avant d’y être emprisonné. Il n’était pas inquiet quand il se rendait à Moscou. Alors qu’en juin 2024, Laurent Vinatier est arrêté dans un restaurant de Moscou, c’est la stupéfaction pour ses proches. L’interpellation est filmée par la justice russe.
Il est reproché au Français de ne pas s’être enregistré comme agent de l’étranger, une formalité administrative en Russie. Il travaille à ce moment-là pour une ONG suisse spécialisée dans la médiation internationale, de la diplomatie parallèle avec l’accord du Kremlin, selon ses parents. « Notre fils espion, c’est absolument absurde quand on sait qu’il travaille pour une ONG où tout ce qui est fait est absolument transparent », assure Brigitte Vinatier. « Pour un Russe, dès qu’on est étranger, on est espion », regrette pour sa part Alain Vinatier, père de Laurent.
Ils ne l’ont jamais revu depuis plus d’un an et demi, mais ils parviennent à s’échanger des lettres. La dernière leur est parvenue il y a quelques jours. Elle est écrite en russe. « C’est certainement lu par un bureau de la censure », suppose Brigitte Vinatier avant d’ajouter : « Il parle beaucoup de ce qu’il aura envie de faire quand il rentrera en France. »
L’été dernier, plusieurs Occidentaux ont été échangés contre des Russes détenus à l’étranger. En sera-t-il de même pour Laurent Vinatier ? C’est en tout cas à cet espoir que ses parents s’accrochent aujourd’hui.