Si, dans le plan stratégique de l’économie genevoise, le Grand Genève n’est que peu cité, comme le reste de la Suisse ou Lausanne, le conseiller fédéral Beat Jans l’a évoqué cette semaine à la rentrée de la Fédération des entreprises romandes, dans son plaidoyer pour resserrer les liens avec l’UE.

« Avec le Grand Genève, cette réalité se ressent au quotidien. Préserver des relations de bon voisinage est déjà un motif suffisant pour développer nos relations bilatérales […] Nos entreprises ne peuvent pas se passer d’un accès au marché intérieur de l’UE, qui reste, et de loin, notre principal partenaire. Elle représente 60 % de notre volume commercial et 70 % de nos importations. […] La pénurie de main-d’œuvre va s’accentuer ces prochaines années, pour des raisons démographiques. La Banque nationale suisse parle de 400 000 employés qui manqueraient d’ici à dix ans. En plus, sans les frontaliers européens et les travailleurs détachés, notre économie et notre système de santé ne pourraient tout simplement pas fonctionner. Et puis, dans un monde où la loi du plus fort cherche à s’imposer, la Suisse a besoin d’alliés […] Certes, l’UE n’est pas toujours un partenaire facile, car elle aussi défend en priorité ses propres intérêts. Mais elle a démontré à plusieurs reprises par le passé qu’elle est un partenaire fiable ».