ENTRETIEN – Dans La Pieuvre de Téhéran, coécrit avec Jean-Marie Montali, le grand reporter raconte l’étendue des réseaux d’espionnage iraniens en France. Et décrit un pouvoir davantage préoccupé par l’exportation de la révolution islamique que par le sort de sa propre population.

Franco-Iranien, Emmanuel Razavi  est grand reporter et spécialiste du Moyen-Orient. Il a publié, avec Jean-Marie Montali, « La Pieuvre de Téhéran. Enquête sur les réseaux d’espionnage et d’influence de l’Iran en France et dans le monde » (Cerf, 2025).

LE FIGARO. – Entre la crise économique, les divisions entre les différentes branches du pouvoir et la contestation populaire, quel est le facteur le plus à même de déstabiliser le régime iranien ? Ces faiblesses pourraient-elles susciter un effondrement du régime ?

Emmanuel RAZAVI. – L’instabilité croissante du régime iranien est la conséquence de tous ces facteurs et il est difficile de les dissocier. Ils sont la résultante de la politique menée depuis l’avènement de la République islamique en 1979. La population iranienne est en rupture avec son régime : selon un rapport de l’institut Gaman, 81 % des Iraniens ne veulent plus de la République islamique – et cette part augmente. Les Iraniens sont privés de leurs libertés…

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Le Figaro

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