Sur i24NEWS, Éric Hattab est revenu sur l’incident survenu à Grenoble lors de la cérémonie annuelle en hommage aux victimes de la rafle du 26 août 1942. Selon lui, un représentant de la mairie a profité de son discours pour évoquer la guerre à Gaza, citer les victimes palestiniennes et dénoncer le « gouvernement d’extrême-droite israélien », avant d’aborder la reconnaissance d’un État palestinien.

Video posterLe Crif dénonce un « détournement de la mémoire »

Face à ces propos, Éric Hattab a décidé de quitter la cérémonie, immédiatement suivi par plusieurs élues présentes.

L’intéressé affirme que la suite du discours, qu’il a lue par la suite, est « encore plus grave ». Le représentant municipal aurait déclaré : « Aucun peuple ne peut légitimement s’ériger au-dessus des autres. C’est par ce type de dérives que commence le chemin vers les tragédies du passé, en premier lieu la Shoah. » Pour Éric Hattab, cette formulation visait explicitement « le peuple juif », ce qu’il qualifie de « scandaleux ». Il regrette également que l’orateur ait mentionné les victimes civiles palestiniennes, mais pas les 1 200 Israéliens tués lors de l’attaque du 7 octobre, ni les otages toujours détenus à Gaza. « Aucun mot, rien », déplore-t-il. Pour l’heure, la mairie de Grenoble n’a pas réagi officiellement à cette polémique.