De nouveaux bombardements russes sur la capitale ukrainienne ont fait au moins 14 morts dans la nuit de mercredi 27 à jeudi 28 août. Emmanuel Macron a dénoncé ces frappes meurtrières.
Kiev a été la cible de nouveaux bombardements russes dans la nuit de mercredi 27 à jeudi 28 août. Au moins 14 personnes sont mortes après des frappes sur des quartiers résidentiels de Kiev.
« 629 missiles et drones en une nuit sur l’Ukraine: voilà la volonté de paix de la Russie. Terreur et barbarie », a réagi Emmanuel Macron sur X.
La France « condamne avec la plus grande fermeté ces attaques insensées d’une grande cruauté », écrit le président de la République, qui apporte son « soutien total » au peuple ukrainien.
« C’est un quartier populaire (qui a été touché, NDLR) », ajoute sur BFMTV Gaël Veyssière, ambassadeur de France en Ukraine. « C’est monsieur et madame tout le monde qui habitent ici, c’est ces gens-là qui sont frappés dans leur sommeil sans avoir le temps de se mettre à l’abri », a-t-il dénoncé.
Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a quant à lui assuré que la France allait « accentuer la pression pour mettre fin à ce massacre ».
Vague d’indignation européenne
En plus d’habitations et d’infrastructures, les bureaux de la délégation de l’Union européenne et du British Council ont été endommagés, provoquant une vague d’indignation européenne.
La présidente de la commission européenne Ursula von der Leyen a confirmé que la « délégation de l’UE à Kiev a également été touchée » mais que le personnel est « sain et sauf ». Sur place, l’ambassadeur de France en Ukraine a constaté des dégâts causés par le souffle des explosions voisines mais a observé que l’infrastructure du bâtiment est intacte.
« La Russie doit immédiatement cesser ses attaques indiscriminées contre les infrastructures civiles et se joindre aux négociations pour une paix juste et durable », a-t-elle écrit.
D’autres dirigeants ont aussi pris la parole, comme le président espagnol Pedro Sánchez qui dénonce « un nouveau coup porté à la paix » ou encore le Premier ministre britannique Keir Starmer qui déclare que « Poutine tue des enfants et des civils » tout en sabotant « les espoirs de paix ».
Cette attaque survient en pleines négociations pour la paix en Ukraine entre les deux pays belligérants. Après une rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine, puis un sommet entre le président américain, Volodymyr Zelensky et plusieurs de ses alliés européens, la Russie et l’Ukraine se sont accordés pour organiser une rencontre entre les deux chefs de l’État afin de trouver un accord de paix.
« Le résultat est là. Il y a eu des frappes même après le sommet de Washington. On ne comprend pas bien la cohérence du discours: comment est-ce qu’on peut dire à la fois que l’on veut négocier à la paix et procéder à des frappes sur les civils? », demande l’ambassadeur Gaël Veyssière sur BFMTV.
L’Europe s’était déjà montré prudente. Au lendemain de cette réunion à la Maison Blanche, beaucoup de dirigeants politiques soupçonnaient Vladimir Poutine de ne pas vouloir de paix. Emmanuel Macron avait confié avoir l’intime conviction que le chef du Kremlin souhaitait avant tout la « capitulation de l’Ukraine ».